L'unification de l'italie

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  • Publié le: 15 juillet 2012
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L’UNIFICATION DE L’ITALIE

Jusqu’au milieu du XIXe siècle, on pouvait considérer que d'un point de vue politique, selon la définition de Metternich, l’Italie n’était rien de plus qu’une « expression géographique ».
Mais qui a pris la tête du mouvement d'unification ? Trois tendances s’opposent : Pour Mazzini, qui incarne le mouvementdémocratique, le soulèvement populaire doit donner naissance à une république. Dans son ouvrage Il primato morale e civile degli Italiani (1843), l'abbé Vincenzo Gioberti prône l'idée que le pape doit régénérer l'Italie (mission civilisatrice de l'Église catholique) et présider une confédération des États italiens. Pour Cesare Balbo dans Speranze d'Italia (1843) ou Massimo d'Azeglio dans Degli ultimi casidi Romagna (1846), c'est au roi de Sardaigne d'unifier l'Italie.
Le Risorgimento (mot italien signifiant « renaissance » ou « résurrection ») est la période de l’histoire d’Italie dans la seconde moitié du XIXe siècle au terme de laquelle les rois de la maison de Savoie unifient la péninsule italienne par l'annexion de la Lombardie, de Venise, du Royaume des Deux-Siciles, du Duché de Modène etReggio, du Grand-duché de Toscane, du Duché de Parme et des États pontificaux au Royaume de Sardaigne.
La première phase du Risorgimento (1848-1849) voit le développement de différents mouvements révolutionnaires et une guerre contre l’Empire d'Autriche, mais se conclut par un retour au statu quo. La seconde phase, 1859-1860, fait considérablement avancer le processus d’unification et se conclutpar la proclamation du Royaume d’Italie le 17 mars 1861. L’unification est ensuite achevée avec l’annexion de Rome, capitale de l’État de l’Église, le 20 septembre 1870.

Rappel : À partir de la campagne d’Italie (1796-1797), l’armée française, ayant renversé les faibles États préexistants (Royaume de Piémont-Sardaigne, Lombardie autrichienne, Duchés de Lucques, de Modène, République deVenise, Grand-duché de Toscane) s'installe dans la plaine du Pô. Elle y crée des républiques sœurs sur le modèle français (république cispadane en octobre 1796, république ligurienne en octobre 1797, république cisalpine en juillet 1797). Après les revers français de 1799, la campagne de Napoléon Bonaparte en 1800 fait rentrer pour 15 ans l'Italie dans l'orbite française. En janvier 1802, une partie deces territoires devient la République italienne, dont Napoléon Bonaparte est le président, transformée en mars 1805 en royaume d'Italie avec pour roi le même Napoléon Ier alors qu'une autre partie est annexée à l'Empire sous forme de départements. De ce fait, la carte de l'Italie se trouve simplifiée, c'est un premier pas vers l'unité, même si celle-ci est loin d'être réalisée. Cela bouleverse lafaçon de vivre, apportant des idées nouvelles. Dans la république italienne, la vente des biens de l'Église catholique, l'introduction du Code civil, l'accord avec le pape (1803), qui tout en conférant à l'Église catholique une situation privilégiée, la bride par des articles organiques, le marché des fournitures militaires, la mise en place d'une administration calquée sur celle de la Franceconsulaire puis impériale, satisfont la bourgeoisie et une partie de l'aristocratie italiennes. Une bonne partie des Italiens vivent alors dans un cadre unifié. Dans le royaume de Naples, Joseph Bonaparte puis Joachim Murat en font de même.
La papauté est dépouillée de ses territoires par les Français qui créent la république romaine en février 1798. L'armée française, commandée par Manhès occupeégalement le sud, instaurant en 1799 la République napolitaine qui ne dure que quelques mois en raison de la réaction populaire (les Sanfedisti) organisée au nom de la défense de la foi catholique. Ils mettent fin à l'expérience jacobine. Par la suite, entre 1806 et 1815, le Royaume de Naples est à nouveau sous domination française, avec Joseph Bonaparte puis Joachim Murat pour rois. Le contrôle...
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