L'union européenne et le libéralisme

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  • Publié le : 5 décembre 2009
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L’UNION EUROPEENNE ET LE LIBERALISME

I. LES FONDEMENTS : LIBERALISME ET LIBRE-ECHANGE DANS LA CONSTRUCTION EUROPEENNEE

 Le libéralisme doit limiter le rôle de l’Etat-nation, l’UE c’est + de libéralisme, + de Libre-échange d’où l’idée dès 1957 de réer un marché commun des biens et des services en supprimant tous les obstacles douaniers. L’Europe c’est l’affirmation forte d’un credo libreéchangiste et libéral, on veut dans les années 50 en finir avec le protectionnisme des Etats = si + de commerce, il y aura – de conflits (Montesquieu ou Kant). De plus, le libre-échange ne pourra entraîner que la réalisation de progrès avec une Europe ouverte sur le monde.

 Dans le Traité de Rome, il est défini que l’Europe doit promouvoir le Libre-échange à l’extérieur d’où un risque encontrepartie de trop s’exposer à la concurrence avec la zone de commerce libre (« désarmement tarifaire » qui s’instaure relativement rapidement entre 1957 et 1968). Les européens ont mis 10 ans à supprimer les taxes, unions douanières c’est-à-dire que cette Europe applique un droit de douane identique pour tous les membres et défini par le calcul de la moyenne. Le Tarif Extérieur Commun (TEC) diminueraencore avec le Gatt puis l’OMC.

 On veut créer un marché commun avec libre circulation des hommes y compris dans le domaine professionnel (équivalence des diplômes, programmes d’échanges universitaires). Cela reposerait sur la libre circulation des capitaux dans une logique libérale mais suppose aussi des règles de concurrence en particulier le fait qu’il faut supprimer les monopoles d’Etatsliés à la transparence du marché. L’Europe des 6 déjà libérale le devient encore plus avec l’Acte Unique de 1986, Jacques Delors le président de la commission à l’époque veut aller vers un plus grand marché européen. Même Fabius encourageait cette politique.

 Les mesures de l’Acte Unique :

- Disparition définitive des frontières techniques et physiques
- Effort considérable dans la fixationdes normes
- Ouverture à la concurrence des marchés
- Abolition des frontières fiscales
- Liberté totale de circulation des capitaux

En parallèle, deux avancées spectaculaires :
- La convention de Schengen 1990, libre circulation des personnes, création d’un espace protégé par rapport aux pays tiers pour avoir une frontière extérieure commune
- La mise en place du Traité de Maastricht en1992

 L’Europe veut créer un grand espace d’où l’élargissement pour former un grand marché à l’image de celui des Etats-Unis. Mais cette Europe libérale inquiète, ne risque-t-elle pas de remettre en cause ce qui est positif ? (CF – le débat sur la menace de l’Europe vis-à-vis des acquis sociaux).

 L’Europe se veut la pédagogue du libéralisme à l’échelle mondiale en participant auxnégociations internationales, elle attend de ses efforts, des efforts réciproques de la part des autres Etats comme lorsqu’elle réduite le TEC. Avec moins de protectionnisme, l’Europe aura plus de débouchés et pourra davantage vendre ses produits. Néanmoins, persistance de certaines ambigüités : l’Europe se veut la « reine » du libre échange mais n’hésite pas à mieux contrôler voire à limiter l’arrivée deproduits venant de l’étranger comme avec le textile chinois.

 Les limites du libéralisme européen :

- La PAC (sans aucun doute le meilleur exemple) : marché organisé avec des règles et la mise en place d’un sur système de fonds. On protège l’agriculture par des mécanismes de prélèvement les produits importés = système de préférence communautaire. Les consommateurs de l’UE achètentnécessairement des produits agricoles de l’UE. Grâce à cet avantage, l’agriculture européenne pourra se dvp et se moderniser à coups de subventions. Cependant, c’est une politique dirigiste et coûteuse puisque pour 5% des actifs de l’UE, on dépense 40% du budget de l’UE au nom de la place centrale de la paysannerie, véritable tissu social.
- Régulièrement en période de crise, l’Europe s’interroge...