L'usine (voyage au bout de la nuit)

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  • Publié le : 24 décembre 2010
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L’usine :

Le voyage au bout de la nuit est une œuvre de Louis Ferdinand Céline, publié en 1932, qui retrace la vie de Bardamus, son voyage dans le monde. Voyage qui le conduit au front, à l’arrière, en Afrique, aux Etats-Unis puis en banlieue parisienne, voyage au cours duquel il prend conscience de la réalité du monde, un monde pourri.
Pour cet extrait, qui retrace le récit de Bardamus dansune des usines de Ford, aux Etats- Unis, pays où l’argent a une grande place, Bardamus a une vision totalement négative de l’usine...
Cette vision négative est montrée en premier temps par la représentation de l’usine par l’enfer puis en second lieu par la déshumanisation.

I) L’usine = Enfer :

1) Bruit, violence
Le bruit revient souvent, il est évoqué dans toutes ses formes lexical,pour montrer que c’est une bruit fort, métallique qu’’on emporte dans sa tête ‘’ comme le dit Bardamus. Dans la première phrase, ‘’secousses’’, ‘’tremblements’’, montre que le son est plus qu’un bruit mais des vibrations que tout le corps ressent, qui le traverse tout entier, cette idée qu’on retrouve dans la citation ‘’de toute sa viande encore tremblotante dans ce bruit de rage énorme’’.Onretrouve le champ lexical du bruit, on cite , ‘’On ne pouvait plus ni se parler si s’entendre’’ tellement le bruit est fort, mais celui-ci n’est pas que fort, il est violent. D’où le champ lexical de la violence du au bruit métallique. ’’Cette infinie boite aux aciers’’, ‘’ comme du fer’’ montre que le bruit est devenu métallique brutal qui blesse vu , ’’des bruits qui s’écrasent les uns contre lesautres’’ ce bruit métallique devient violent, puisque le verbe ‘’s’écraser’’ renvoie à la mort, la violence mais aussi par la comparaison du bruit à la guerre, à la mort, c’est un bruit ’’si violents qu’ils déclenchent autour d’eux comme des espèces de silences qui vous font un peu de bien’’ ce qui montre que tellement le bruit est continue que Bardamus s’y habitue et devient presque silence. Laphrase ‘’la continuité fracassante de mille et mille instruments ‘’montre la continuité du bruit, son infinie, c’est pour cela que Bardamus considère l’usine comme un enfer car la violence et le bruit prend une grande place mais aussi car ce bruit est infinie
2) Récurrence, infini
En effet, on retrouve plusieurs fois la notion de l’infinie, de récurrence du bruit, des faits, Bardamus montre quele travail à l’usine est éternel, étant infernal il compare l’usine à l’enfer. Comme nous l’avions dit, la notion de récurrence revient plusieurs fois dans le texte, on cite : ‘’ Ca ne peut plus finir’’ la négation renvoie à l’infinie mais on retrouve aussi la notion de refaire la même chose éternellement d’où la comparaison de l’usine à l’enfer, ‘’Mes minutes, mes heures, mon reste du temps ‘’cette accumulation de repères du temps montre que toute sa vie il la passera à cette usine comme en enfer, ‘’pour toujours’’ idée de mouvement perpétuel où l’extrait prend fin regroupe cette idée d’infinie.
Ainsi, comme l’usine est un endroit où le bruit est une souffrance éternelle c’est pour cela que Bardamus la considère comme l’enfer, au sens des religions monothéistes, cad endroit où on estpuni éternellement.

II) Deshumanisation :

1) Perte de pensée, de parole
En considérant l’usine comme l’enfer, Bardamus montre aussi son impact sur l’homme, celui perd sa pensée et sa parole. En effet dans les premiers paragraphes, on remarque que Bardamus ou plutôt Céline, fait une rupture syntaxique, absence de , et répétition du mot ‘’et’’ le récit fait pensée à une suite d’idéedésorganisée, ainsi il y a une désorganisation de la pensée, les ouvrier perdent leur pensée mais aussi leur parole puisque comme dit Bardamus , ‘ils ‘’ ne pouvait plus ni se parler ni s’entendre’’, il travaillaient machinalement d’om l’idée d’une déshumanisation, du fait que les ouvriers sont soumis à la machine.

2) Soumission de l’homme à la machine
Effectivement on a l’impression que...
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