V hugo

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Victor Hugo
 
 
 
LE DERNIER JOUR D’UN CONDAMNÉ
 
 
 
Paris, Gosselin, 1829
 
 
 
Publication du groupe « Ebooks libres et gratuits » – http://www.ebooksgratuits.com/
 
 
 

Table des matières

 

PRÉFACE.. 5

UNE COMÉDIE À PROPOS D’UNE TRAGÉDIE.. 20

I. 29

II. 30

III. 34

IV.. 35V.. 36

VI. 37

VII. 39

VIII. 40

IX.. 41

X.. 42

XI. 43

XII. 44

XIII. 46

XIV.. 51

XV.. 53

XVI. 54

XVII. 57

XVIII. 58

XIX.. 59

XX.. 60

XXI. 61

XXII. 63

XXIII. 69

XXIV.. 74

XXV.. 75

XXVI. 76XXVII. 78

XXVIII. 79

XXIX.. 80

XXX.. 81

XXXI. 84

XXXII. 85

XXXIII. 87

XXXIV.. 89

XXXV.. 90

XXXVI. 91

XXXVII. 92

XXXVIII. 93

XXXIX.. 94

XL.. 95

XLI. 96

XLII. 98

XLIII. 101

XLIV.. 104

XLV.. 105

XLVI. 106XLVII  MON HISTOIRE. 107

XLVIII. 108

XLIX.. 114

NOTES  DU  DERNIER JOUR D’UN CONDAMNÉ.. 115

1829. 115

1881. 117

À propos de cette édition électronique. 118

 

PRÉFACE

Il n’y avait en tête des premières éditions de cet ouvrage, publié d’abord sans nom d’auteur, que les quelques lignes qu’on va lire :
 « Il y a deux manières de se rendre compte de l’existence de ce livre. Ou il y a eu, en effet, une liasse de papiers jaunes et inégaux sur lesquels on a trouvé, enregistrées une à une, les dernières pensées d’un misérable ; ou il s’est rencontré un homme, un rêveur occupé à observer la nature au profit de l’art, un philosophe, un poëte, que sais-je ? dont cette idée a été la fantaisie, qui l’aprise ou plutôt s’est laissé prendre par elle, et n’a pu s’en débarrasser qu’en la jetant dans un livre. »
 
« De ces deux explications, le lecteur choisira celle qu’il voudra. »
 
Comme on le voit, à l’époque où ce livre fut publié, l’auteur ne jugea pas à propos de dire dès lors toute sa pensée. Il aima mieux attendre qu’elle fût comprise et voir si elle le serait. Ellel’a été. L’auteur aujourd’hui peut démasquer l’idée politique, l’idée sociale, qu’il avait voulu populariser sous cette innocente et candide forme littéraire. Il déclare donc, ou plutôt il avoue hautement que le Dernier Jour d’un Condamné n’est autre chose qu’un plaidoyer, direct ou indirect, comme on voudra, pour l’abolition de la peine de mort. Ce qu’il a eu dessein de faire, ce qu’il voudrait quela postérité vît dans son œuvre, si jamais elle s’occupe de si peu, ce n’est pas la défense spéciale, et toujours facile, et toujours transitoire, de tel ou tel criminel choisi, de tel ou tel accusé d’élection ; c’est la plaidoirie générale et permanente pour tous les accusés présents et à venir ; c’est le grand point de droit de l’humanité allégué et plaidé à toute voix devant la société, qui estla grande cour de cassation ; c’est cette suprême fin de non-recevoir, abhorrescere a sanguine, construite à tout jamais en avant de tous les procès criminels ; c’est la sombre et fatale question qui palpite obscurément au fond de toutes les causes capitales sous les triples épaisseurs de pathos dont l’enveloppe la rhétorique sanglante des gens du roi ; c’est la question de vie et de mort,dis-je, déshabillée, dénudée, dépouillée des entortillages sonores du parquet, brutalement mise au jour, et posée où il faut qu’on la voie, où il faut qu’elle soit, où elle est réellement, dans son vrai milieu, dans son milieu horrible, non au tribunal, mais à l’échafaud, non chez le juge, mais chez le bourreau.
 
Voilà ce qu’il a voulu faire. Si l’avenir lui décernait un jour la gloire...
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