W ou le souvenir d'enfance

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W ou le souvenir d'enfance
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W ou le souvenir d'enfance est un ouvrage de Georges Perec paru en 1975. Le texte est un récit croisé, alternant une fiction (un chapitre sur deux, en italiques) et un récit autobiographique en apparence très différents.
Sommaire [masquer]

1 Sujet
1.1 La fiction
1.2 L'autobiographie
2 Thèmes abordés
3 Personnages
4 Style
5 Wou le souvenir d'enfance: une œuvre oulipienne
6 W ou le souvenir d'enfance et la question de l'utopie
6.1 W, société idéale
6.2 La dégradation de l'image de W
6.3 Le rôle de l'utopie
7 Bibliographie
8 Notes et références de l'article
9 Voir aussi
9.1 Articles connexes
9.2 Liens et documents externes
Sujet [modifier]

La fiction [modifier]
Le récit de fiction raconte comment un homme,Gaspard Winckler, doit affronter un passé qu'il croyait oublié dans les ruines de l'île de W, près de la Terre de Feu, île dédiée au sport, exaltant de règles humiliantes dont l'application dépend parfois de la bonne volonté des juges. Ce récit, Perec l'avait écrit à 13 ans. Il l'a repris pour W. En réalité, le récit de fiction est divisé en deux parties. La première, c'est la partie concernantGaspard Winckler. La seconde, c'est la description de l'île de W et les habitudes de vie des athlètes. Les deux récits de fiction sont séparés par des pages blanches et des "(...)" : l'histoire de Gaspard Winckler est donc une histoire inachevée.
La partie fictive du roman commence lorsque Gaspard Winckler, le héros, résidant alors dans une ville d'Allemagne, reçoit une lettre mystérieuse luiproposant un rendez-vous.
L'autobiographie [modifier]
L'autobiographie commence par ces mots : « Je n'ai pas de souvenir d'enfance. Jusqu'à ma douzième année à peu près, mon histoire tient en quelques lignes : j'ai perdu mon père à quatre ans, ma mère à six ; j'ai passé la guerre dans diverses pensions de Villard-de-Lans. En 1945, la sœur de mon père et son mari m'adoptèrent. Cette absenced'histoire m'a longtemps rassuré : sa sécheresse objective, son évidence apparente, son innocence, me protégeaient, mais de quoi me protégeaient-elles, sinon précisément de mon histoire vécue, de mon histoire réelle, de mon histoire à moi qui, on peut le supposer, n'était ni sèche, ni objective, ni apparemment évidente, ni évidemment innocente. “Je n'ai pas de souvenirs d'enfance” : je posais cetteaffirmation avec assurance, avec presque une sorte de défi. L'on n'avait pas à m'interroger sur cette question. Elle n'était pas inscrite à mon programme. J'en étais dispensé : une autre histoire, la Grande, l'Histoire avec sa grande hache, avait déjà répondu à ma place : la guerre, les camps. »
Entre la fiction et l'autobiographie, toutes deux narrées à la première personne, chapitre après chapitre, unrapport se noue. Diffus, il s'installe, jusqu'au terrible dénouement.
Thèmes abordés [modifier]

Le sport, la guerre, les camps, le souvenir, l'écriture, la vie de Perec, l'indicible, l'étrange, la perte de sa mère dans les camps d'extermination lorsqu'il était enfant, la perte de son père lors de son retour de guerre, ses péripéties familiales (il a été adopté par plusieurs de ses tantes et avécu dans plusieurs pensions) et le lien fragile, presque irréel parfois qui l'unit aux autres membres de sa famille.
Personnages [modifier]

Dans la fiction, le narrateur raconte comment il découvrit l'île de W, dédiée au sport. D'abord personnage d'une intrigue policière, il devient personnage d'une aventure (sur l'île). Cependant le lien entre la partie fictive et la partie réelle est assezténu, ainsi que le lien entre l'intrigue policière et la description de l'île de W.
Style [modifier]

En épigraphe nous trouvons une citation de Raymond Queneau :
«Cette brume insensée où s'agitent des ombres,-est-ce donc là mon avenir ?»
On retrouve ici le rapport entre l'écriture et le souvenir, qui parcourt tout le roman. La première partie de la phrase de Queneau est poétique, la...
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