Présentation

Celui qui n'avait jamais vu la mer de Le Clézio est une nouvelle d'abord éditée au sein du recueil Mondo et autres histoires du même auteur, puis réédité plus tard, individuellement ou accompagnée d'autres nouvelles pas forcément écrites par Le Clézio. Elle est présentée comme une nouvelle jeunesse. Un tel registre, pour quiconque n'a lu que le Le Clézio des premiers temps, celui des années 60, surprend. En effet, Le Clézio a commencé par une série de romans radicaux (Le Procès-verbal en 1963, La Fièvre en 1965, Le Déluge en 1966), s'inscrivant dans la parfaite lignée des auteurs du Nouveau Roman – Perec, Butor, Sarraute. Celui qui n'avait jamais vu la mer s'inscrit dans ses œuvres plus tardives, au moment où Le Clézio va si loin dans la remise en question de la chose littéraire qu'il en vient à dépasser la remise en question elle-même. À cette occasion, Le Clézio rompt avec un formalisme austère, sans pour autant délaisser le travail sur la langue bien entendu, et se laisse aller à des récits plus personnels, évoquant son goût pour l'exotisme et le voyage. Celui qui n'avait jamais vu la mer est particulièrement représentatif du second mouvement de ce revirement littéraire assez soudain.

Le Clézio est le fils d’un Anglais et d’une Française de l’île Maurice où il a passé son enfance. Il a vu le jour, en 1940, à Nice, une ville réputée pour la beauté de ses rivages et la douceur de son climat pendant toute l’année. Malgré ses nombreux voyages qui l’attirent vers les rares régions encore vierges du Mexique, Le Clézio passe le printemps et l’été...

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