Magdelon et Cathos

Ces deux cousines sont les dénommées « précieuses ridicules ». Provinciales, de condition bourgeoise, elles n’ont de cesse de vouloir devenir des aristocrates. Pour parvenir à leurs fins, elles prétendent appartenir au mouvement de la préciosité, feignant un langage extravagant et dénaturant totalement les principes de ce courant de pensée. Elles vont même jusqu’à nier leur propre ascendance, pensant qu’un jour, elles seront rattrapées par un passé plus illustre qu’on leur aurait dissimulé. Elles s’inspirent des romans de Madeleine de Scudéry et vont même jusqu’à éconduire leurs deux prétendants aristocrates au nom d’une recherche de l’amour idéal, de la quête d’une cour répondant aux critères de la bienséance, ne comprenant pas qu’il s’agit pour elles d’une possible réalisation de leur rêve. Elles incarnent toutes deux l’hypocrisie et nagent dans une vanité doublée de ridicule, pensant avoir découvert une vérité située bien au-delà du commun des mortels.

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