013602Ar.pdf

6617 mots 27 pages
« La souffrance rédemptrice : légitimation ou subversion religieuse de la violence ? » Jean-Guy Nadeau
Théologiques, vol. 13, n° 2, 2005, p. 5-19.

Pour citer la version numérique de ce document, utiliser l'adresse suivante : http://id.erudit.org/iderudit/013602ar Note : les règles d'écriture des références bibliographiques peuvent varier selon les différents domaines du savoir.

Ce document est protégé par la loi sur le droit d'auteur. L'utilisation des services d'Érudit (y compris la reproduction) est assujettie à sa politique d'utilisation que vous pouvez consulter à l'URI http://www.erudit.org/documentation/eruditPolitiqueUtilisation.pdf

Érudit est un consortium interuniversitaire sans but lucratif composé de l'Université de Montréal, l'Université Laval et l'Université du Québec à
Montréal. Il a pour mission la promotion et la valorisation de la recherche. Érudit offre des services d'édition numérique de documents scientifiques depuis 1998. Pour communiquer avec les responsables d'Érudit : erudit@umontreal.ca

Document téléchargé le 24 December 2010 03:53

Théologiques 13/2 (2005) p. 5-20

LIMINAIRE

La souffrance rédemptrice : légitimation ou subversion religieuse de la violence ?
Jean-Guy NADEAU Faculté de théologie et de sciences des religions Université de Montréal

La modernité avait cru mettre fin à la légitimation religieuse de la violence. Mais voici que le nom de Dieu est toujours pris à témoin par les puissants comme par les impuissants de ce monde, légitimant par exemple le recours à la violence dans la résolution des conflits internationaux. La plupart du temps, les leaders des grandes religions rejettent ces légitimations, arguant par exemple de la place centrale de l’amour, de la paix ou de la compassion dans leurs textes fondateurs. Et pourtant, la violence n’est pas exclue de ces récits fondateurs où elle occupe même une place majeure, comme le montrent les actes de divinités — y compris dans la Bible et la tradition

en relation