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1045 mots 5 pages
Le malade imaginaire, Molière

Acte II, scène 5

I/ La stupidité de Thomas Diafoirus

1) Ridiculisé par son père

Thomas est bête, stupide, son père le dit sans détour  «il n’a jamais eu l’imagination bien vive »(l.98, 99), « ni ce feu de l’esprit que l’on remarque chez quelques uns »(l. 99) , « il n’a jamais été ce qu’on appelle mièvre et éveillé »(l.102). Des hyperboles « on eut toutes les peines du monde à lui apprendre à lire »(l.105, 106), « il avait neuf ans, qu’il ne connaissait pas encore ses lettres »(l.106) viennent renforcer la simplicité d’esprit de Thomas.

Son père le qualifie «d’arbres tardifs »(l.108), explique que « à force de battre le fer »(l.116), il a obtenu sa licence confirmation de la stupidité de Thomas.

On apprend aussi que Thomas est borné : « il s’attache aveuglément aux opinions de nos anciens et que jamais il n’a voulu comprendre les prétendus découvertes de notre siècle»(l.126). En plus d’être stupide, il est aussi borné car il ne veut pas admettre des résultats prouvés scientifiquement.

Tout le discours du père est truffé de négations « ni ce feu de l’esprit » (l. 99), «il ne connaissait pas encore ses lettres » (l.106), «il n’a jamais eu l’imagination bien vive », « il n’a jamais été ce qu’on appelle mièvre et éveillé » (l.102), « ne disant jamais mot et ne jouant jamais »(l.104), « jamais il n’a voulu comprendre les prétendus découvertes »(l.127). Ces négations mettent en relation l’absence de toute qualité chez Thomas.

M. Diafoirus, venu faire l’éloge de son fils, obtient l’effet contraire. En pensant mettre Thomas en valeur par sa « persévérance » au travail, il ne fait que décrédibiliser Thomas en avouant son évidente stupidité. Ce manque de discernement de la part du père suffit à le ridiculiser lui-aussi.

On apprend qu’à la faculté, Thomas va « argumenter à outrance pour la proposition contraire »(l.121). C’est un contradicteur qui ne cherche pas à comprendre imbécile.

2) Thomas, ridicule à

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