Analyse de l’intertextualité entre alice aux pays des merveilles et la petite fille qui aimait trop les allumettes

Pages: 18 (4356 mots) Publié le: 22 janvier 2010
Analyse de l’intertextualité entre Alice aux pays des merveilles et La petite fille qui aimait trop les allumettes

Introduction…
La petite fille qui aimait trop les allumettes de Gaétan Soucy est un roman qui traite du passage de l’enfance à la vie adulte à travers un parcours inusité et troublant. Il s’agit d’une œuvre qui se lit à plusieurs niveaux, ponctuée çà et là de tracesintertextuelles repérables, pour la plupart, à la deuxième lecture. En somme, seul un lecteur averti peut être en mesure de saisir ces allusions ou références en hypertexte et d’être à même de leur donner un sens en lien avec l’hypo-texte. Dans l’analyse qui suit, il sera question des liens que l’on peut établir entre les textes de Carroll et l’univers des contes de fées avec l’intrigue de base du roman deGaétan Soucy. Afin de répondre à cette question, nous commencerons par analyser l’ensemble du roman en fonction du schéma actanciel du conte de fées, soit l’architextualité. Ensuite, nous parlerons de quelques liens intertextuels reliant La petite fille qui aimait trop les allumettes[1] et les textes de Carroll. Puis, il sera question de l’évolution psychologique du personnage principal dans lapremière et dans la deuxième partie, par rapport au roman De l’autre côté du miroir[2]. Et en dernier lieu, nous traiterons le cas du Juste Châtiment qui donne son titre au livre.

Architextualité et contes de fées…
Premièrement, voyons en quoi le roman de Gaétan Soucy est conforme au schéma actanciel du conte de fées. Commençons par le titre. La petite fille qui aimait trop les allumettes contientau moins un élément typique des titres de contes de fées : il met en scène une petite fille, donc un enfant. La longueur de ce titre est également conforme au modèle de ceux des contes de fées, par exemple : La Belle au bois dormant, Blanche-Neige et les sept nains ou Alice aux pays des merveilles. Mais outre le titre, l’action elle-même est organisée à la manière d’un conte, dans la premièrepartie comme dans la deuxième :

Partie nº 1
Sujet autour duquel s’organise l’histoire : Alice Soissons
L’objet de sa quête : ramener une boîte à mort pour son père défunt
Le destinateur : Alice, dont la mort de son père est un motif.
L’adjuvant : l’inspecteur des mines
L’opposant : le prêtre et le sergent.
Le bénéficiaire : Alice Soissons.

|Partie nº 2|
|Sujet autour duquel s’organise l’histoire : Alice Soissons |
|L’objet de sa quête : s’en aller avec son prince (inspecteur des mines) |
|Le destinateur : Alice|
|L’Adjuvant : l’inspecteur des mines |
|L’opposant : son frère |
|Le bénéficiaire : Alice Soissons|

Il est aussi intéressant de faire un lien entre le mot fée et l’histoire d’Alice Soissons. À l’origine, « fée » est un mot latin qui signifie : destin. C’est un concept qui revêt une importance particulière aux yeux du personnage de Gaétan Soucy. Quoiqu’il arrive, Alice accepte toujours ce qui se passe commesi cela devait arriver absolument : « bien sûr, notre tour viendrait, notre tour de décéder […] il faudrait que nous cessions de l’être, mortels, et passions comme cadavres de l’état d’apprenti à l’état de compagnon, mon frère et moi. » (P.23, G. Soucy). Donc, lorsque le père des deux enfants meurt, Alice ne semble pas du tout impressionnée; elle savait que c’était le destin (Dieu) qui le...
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