Analyse du processus de « construction » du pays dans le poème « l’octobre » de gaston miron

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Analyse du processus de « construction » du pays dans le poème « L’Octobre » de Gaston Miron

En octobre 1970 vit le jour la crise d’octobre, un évènement des plus marquants de la vie de Gaston Miron, le poète québécois le plus lu dans la francophonie, car, lors de cette crise, ce dernier passe 13 jours en prison après avoir été injustement soupçonné d’être membre d’un mouvement terroriste. Le poète fait allusion à cet incident dans son poème intitulé « L’Octobre » de son œuvre L’homme rapaillé, où il dénonce l’incapacité de peuple canadien français à se « construire » une identité nationale, et c’est justement ce qu’on va tenter d’analyser dans les prochaines lignes, en évoquant la négligence de la langue et l’insuffisante reconnaissance de l’histoire du Québec à travers le monde.

Dans son poème, Miron espère que la population de son pays possède un plus grand sentiment d’appartenance et de patriotisme. Tout d’abord, il est évident que le poète souhaite que sa langue maternelle soit mieux conservée, puisqu’il critique, chez lui-même et ses semblables, cette indifférence par rapport au fait qu’elle s’anéantisse : « nous avons laissé la lumière du verbe s’avilir ». En employant l’expression « la lumière du verbe » pour désigner la langue, Gaston Miron met l’accent sur sa préciosité et son rôle de directrice d’une collectivité. Cette métonymie nous fait voir la langue comme la lumière nous guidant dans l’obscurité. Ensuite, Miron désire que l’histoire de son pays soit plus reconnue à travers les nations et qu’elle devienne révolutionnaire : « les hommes entendront battre ton pouls dans l’histoire ». En attribuant au pays un caractère vivant, le poète fait ressortir l’ampleur du retentissement que causera le Québec dans le monde plus tard. Alors, sous son apparence pleine d’espoir et d’optimisme, l’image de cette personnification nous illustre aussi que, dans le présent de Gaston Miron, le pouls de son pays bat faiblement, ce qui implique que l’histoire du

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