Analyse ian levinson tribulations d'un précaire

1024 mots 5 pages
IAN LEVINSON
« TRIBULATIONS D’UN PRECAIRE » 2007
LECTURE ANALYTIQUE « LE CABLE UN DROIT NATUREL »

CONSTRUCTION : passage d’un récit cadre (fil conducteur : une livraison de fuel dans un quartier riche)
L’auteur adopte un regard candide (=naïf) sur les petites histoires des riches, en réalité → portrait impitoyable → portrait en creux des riches : par allusions de façon discontinue, indirecte)

PB : COMMENT L’AUTEUR MET-IL SON EXPERIENCE PERSONNELLE ET L’HUMOUR AU SERVICE DE LA DENONCIATION ?

I) UNE ANECTOTE VIVANTE FONDEE SUR L’EXPERIENCE PERSONNELLE A) Un récit vivant

Récit cadre principal → débute comme une plaisanterie « Un voisin me demande » rythmé par certains indices temporels (l.18 : le lendemain)

Analepse (flashback) → Il revient sur l’origine de son talent → construction non chronologique du texte :
l.9 « Il y a quelques années »
l.22 « Un soir … avec une fille »
l.64 « Quand j’étais encore au lycée … »

Il casse la linéarité : passages « refectifs », argumentatifs, sans transitions (l.29 ou 59)

Ellipse : (court circuit narratif) : effet comique : on passe brutalement du récit d’apprentissage au passé → portrait à l’imparfait du patron honorable

Asyndète : absence de connecteurs logiques

Ellipse finale : « mon quartier a le câble » sans transition → « Je décroche un boulot »

Construction des phrases : phrases brèves sans subordonnées (ph simples), phrases juxtaposées : l.2 « Comme je suis plutôt bricoleur… je lui propose »

Emploi du présent de narration → Le lecteur a le sentiment d’assister à la sc.
Vocabulaire simple voire familier → «Il me file 50$ » « la femme black »

Emploi du discours direct → théâtralisation des choses + impression d’entendre la voix des personnages + emploi de « didascalies » : description des mimiques des personnages → discours vivant.

B) L’auteur créé une connivence = complicité avec le lecteur
Jeux sur l’implicite, le sous entendu → « j’en suis » → complicité avec le

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