Analyse D Une Critique De Cine Ma Et Mise En E Vidence Des Diffe Rents Types De Re Ception

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Analyse d’une critique de cinéma et mise en évidence des différents types de réception; Entre description, interprétation et critique esthétique.

Analyse portant sur la critique de Pierre Murat publiée par Télérama, sur le film Kill Bill 2 (http://television.telerama.fr/tele/films/kill-bill-volume-2,2849409,critique.php)

Tout l’art d’une critique de cinéma repose sur le subtil équilibre entre une approche descriptive et une vision esthétique de l’œuvre, avec parfois un soupçon d’immersion fictionnelle, sans jamais révéler les clés de l’intrigue pour ne rien enlever au suspens. Pierre Murat dans sa critique de Kill Bill vol.2 parue dans le magasine Télérama réussit l’exercice avec brio.
Il commence par suivre le fil du film en nous décrivant la première scène. Mêlant descriptions et commentaires esthétiques, il pose le décor pour son lecteur, tout en s’appuyant sur sa connaissance de l’esthétique hollywoodienne et sa mémoire visuelle: « C'est la Mariée (Uma Thurman), au volant d'une décapotable, filmée en noir et blanc dans un plan artistique et artificiel, très Hollywood fifties, qui nous résume la situation ». Après avoir fait le récit de l’intrigue du premier volet, il semble deviner l’impatience du lecteur : « Alors, rigoureusement similaire au premier épisode, ce Kill Bill, volume 2 ? ». Il se positionne alors dans une réception esthétique, inscrivant le film dans des genres et dans la continuité des films de Tarantino : « Non, puisque le romanesque ­ et même un certain romantisme ­ se glisse insidieusement dans les scènes de pure violence. Comme si le sentimentalisme nostalgique de Jackie Brown se mêlait soudain à la dinguerie de Pulp Fiction ». Le critique amorce alors habilement la phase descriptive, exercice obligatoire de la critique de cinéma, en l’introduisant par une phrase venant rassurer le lecteur amateur d’action que son commentaire précédant sur l’aspect romantique et romanesque du film aurait pu effrayer : « Certes, le volume 2 contient bien

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