André chénier iambes

599 mots 3 pages
Iambes, d’André Chénier C’est dans sa prison de Saint-Lazare que André Chénier écrit en 1794 les meilleurs de ses vers, les Iambes, une quinzaine de poèmes en partie inachevés. La référence au vers iambique, explique le titre du recueil : la succession des alexandrins (12 syllabes) à rimes féminines, croisées et des octosyllabes à rimes masculines, devient un instrument de lutte contre les Jacobins, ces " hideux scélérats " qui ont volé à l’Antiquité des mots comme Justice et liberté. Idéaliste, fait pour aimer, Chénier inscrit dans ses Iambes l’énergie et la haine d’une victime révoltée contre l’injustice. Nous étudierons donc les vers 45 à 78 d’Iambes. Nous verrons par quelle manière André Chénier va privilégier sa plume à une épée. Nous nous intéresseront donc premièrement à la sincérité de l’écriture de ce poème, puis dans un deuxième temps, nous étudierons la mission du poète et ses convictions.

André Chénier souffre éperdument de son emprisonnement. Ceci est remarquable à l’emploie du registre pathétique. Il utilise le champ lexical de la souffrance, « une longue blessure » vers 11, « un flambeau mourant » vers 22, « je souffre » vers 23, « loin de mes peines » vers 23, « chagrin » vers 26. Le zeugma « fiel, bile, horreur, dieux de ma vie » a pour utilité de montrer son désarroi. André Chénier donne un appel au secours, il est emprisonné pour un crime qu’il n’a pas commis. On retrouve le champ lexical de l’espoir, avec au vers 24 l’« un vaste torrent d’espérance le transporte » et ceci grâce à « vous », ses compatriotes. Nous le voyons également aux vers 22 et 23, « Ressuscite un flambeau mourant, Je souffre ; mais je vis. » Il demande à ce qu’on l’aide. Et pour finir nous le découvrons très clairement au vers 12 avec « Sauvez-moi » qui est un véritable appel au secours. Dans la comparaison « Sans vous, comme un poison livide, l’invisible dent du chagrin », Chénier explique que sans ses compatriotes il serait semblable à un poison, l’hypallage

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