anthologie fable de la fontaine

Pages: 14 (3425 mots) Publié le: 1 septembre 2014
Anthologie des fables de Jean de la Fontaine (1621-1695)




















Thème : La satire politique
Baptiste Pouly

PREFACE


Au 17ème siècle Jean de la Fontaine utilise ses fables pour dénoncer la société et le pouvoirpolitique. C'est avec beaucoup de subtilité et d'intelligence qu'il critique le pouvoir, l'absolutisme du "Roi Soleil" et la Cour. Il se montre en effet très rusé," rusé comme un renard", pour aborder ce sujet délicat. Il personnifie les animaux, les végétaux et même les les membres et l'estomac.
Ainsi, dans la fable Les Animaux malades de la peste, il révèle sans en avoir l'air, presque enbadinant, en manière de conversation mondaine, agréable et spirituelle, la cruauté la plus terrible qui animent les Grands et les Puissants. Lorsque La Fontaine publia cette fable, personne ne fut dupe : on voyait bien qu'il dénonçait là l'hypocrisie qui régnait à la cour de Versailles, autour du roi, maître autoritaire déguisé en lion pour les besoins de la fable.
Cette fable est un exemple que jevais présenter dans cette anthologie ainsi que sept autres fables de Jean de La Fontaine qui traitent du même sujet..
Jean de la Fontaine se rapproche de sa source principale le fabuliste grec Esope et le poète latin Phèdre dont vous trouverez deux fables.
Pour terminer, j'ai ajouté des fables d'auteurs plus récents qui, comme Jean de La Fontaine, ont rédigé des poèmes satiriques, comme au18ème siècle Jean-Pierre Claris de Florian, au 19ème siècle Victor Hugo (satire politique envers Napoléon III ) ou encore Jean Anouilh au 20ème siècle.











1- Les fables de Jean de la Fontaine.



LES ANIMAUX MALADES DE LA PESTE
Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu'il fautl'appeler par son nom
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n'en voyait point d'occupés
A chercher le soutien d'une mourante vie ;
Nul mets n'excitait leur envie ;
Ni Loups ni Renards n'épiaient
La douce et l'innocente proie.
Les Tourterelles se fuyaient :Plus d'amour, partant plus de joie.
Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents
On fait de pareils dévouements :
Ne nousflattons donc point ; voyons sans indulgence
L'état de notre conscience.
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
J'ai dévoré force moutons.
Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense :
Même il m'est arrivé quelquefois de manger
Le Berger.
Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi :
Car on doitsouhaiter selon toute justice
Que le plus coupable périsse.
- Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ; Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur
En les croquant beaucoup d'honneur.
Et quant auBerger l'on peut dire
Qu'il était digne de tous maux,
Etant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire.
Ainsi dit le Renard, et flatteurs d'applaudir.
On n'osa trop approfondir
Du Tigre, ni de l'Ours, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses.
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de...
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