Antholoie

Pages: 7 (1515 mots) Publié le: 20 mars 2013
Cécile Sauvage: " Nature, laisse-moi..."
Mallarmé : " Les fleurs"
Apollinaire: " Les sapins"
Sully Prudhomme : "La jacinthe", "l Automne".
Francis Jammes : " Quand vient l'automne".
Maurice Carême : " Le brouillard".
R. M Rilke : " Petite cascade".
Alfred de Musset, Poésies nouvelle sA une fleur

Chanson d’automne , Paul verlaine

Nature, laisse-moi...
Le discours de la colombeAhmed ben yessef
Le discours de la colombe
Ahmed ben yessef
Nature, laisse-moi me mêler à ta fange, 
M'enfoncer dans la terre où la racine mange, 
Où la sève montante est pareille à mon sang. 
Je suis comme ton monde où fauche le croissant 
Et sous le baiser dru du soleil qui ruisselle, 
J'ai le frisson luisant de ton herbe nouvelle. 
Tes oiseaux sont éclos dans le nid de mon coeur, 
J'aidans la chair le goût précis de ta saveur,
Je marche à ton pas rond qui tourne dans la sphère,
Je suis lourde de glèbe, et la branche légère 
Me prête sur l'azur son geste aérien. 
Mon flanc s'appesantit de germes sur le tien. 
Oh ! laisse que tes fleurs s'élevant des ravines 
Attachent à mon sein leurs lèvres enfantines 
Pour prendre part au lait de mes fils nourrissons ; 
Laisse qu'enregardant la prune des buissons 
Je sente qu'elle est bleue entre les feuilles blondes 
D'avoir sucé la vie à ma veine profonde. 
Personne ne saura comme un fils né de moi 
M'aura donné le sens de la terre et des bois, 
Comment ce fruit de chair qui s'enfle de ma sève 
Met en moi la lueur d'une aube qui se lève 
Avec tous ses émois de rosée et d'oiseaux, 
Avec l'étonnement des bourgeons, lesréseaux 
Qui percent sur la feuille ainsi qu'un doux squelette, 
La corolle qui lisse au jour sa collerette,
Et la gousse laineuse où le grain ramassé 
Ressemble à l'embryon dans la nuit caressé. 
Enfant, abeille humaine au creux de l'alvéole, 
Papillon au maillot de chrysalide molle, 
Astre neuf incrusté sur un mortel azur ! 
Je suis comme le Dieu au geste bref et dur 
Qui pour lepremier jour façonna les étoiles 
Et leur donna l'éclair et l'ardeur de ses moelles. 
Je porte dans mon sein un monde en mouvement 
Dont ma force a couvé les jeunes pépiements, 
Qui sentira la mer battre dans ses artères, 
Qui lèvera son front dans les ombres sévères 
Et qui, fait du limon du jour et de la nuit, 
Valsera dans l'éther comme un astre réduit
Les fleurs
Des avalanches d'or du vieilazur, au jour
Premier et de la neige éternelle des astres
Jadis tu détachas les grands calices pour
La terre jeune encore et vierge de désastres,

Le glaïeul fauve, avec les cygnes au col fin,
Et ce divin laurier des âmes exilées
Vermeil comme le pur orteil du séraphin
Que rougit la pudeur des aurores foulées,

L'hyacinthe, le myrte à l'adorable éclair
Et, pareille à la chair de lafemme, la rose
Cruelle, Hérodiade en fleur du jardin clair,
Celle qu'un sang farouche et radieux arrose !

Et tu fis la blancheur sanglotante des lys
Qui roulant sur des mers de soupirs qu'elle effleure
A travers l'encens bleu des horizons pâlis
Monte rêveusement vers la lune qui pleure !

Hosannah sur le cistre et dans les encensoirs,
Notre Dame, hosannah du jardin de nos limbes !
Etfinisse l'écho par les célestes soirs,
Extase des regards, scintillement des nimbes !

Ô Mère qui créas en ton sein juste et fort,
Calices balançant la future fiole,
De grandes fleurs avec la balsamique Mort
Pour le poète las que la vie étiole.

Les grands arbres
Ivan Shishkin, russe (1832-1898)
Les grands arbres
Ivan Shishkin, russe (1832-1898)
Les sapins

Les sapins en bonnets pointusDe longues robes revêtus
Comme des astrologues
Saluent leurs frères abattus
Les bateaux qui sur le Rhin voguent

Dans les sept arts endoctrinés
Par les vieux sapins leurs aînés
Qui sont de grands poètes
Ils se savent prédestinés

A briller plus que des planètes
A briller doucement changés
En étoiles et enneigés
Aux Noëls bienheureuses
Fêtes des sapins ensongés
Aux longues...
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