Archvistique

4210 mots 17 pages
ÉTHIQUE ET DÉONTOLOGIE

Pour une reconnaissance sociale optimale de la profession d’archiviste
Les archivistes se questionnent sur leur avenir
Marc Jean

D

epuis l’époque où le législateur québécois reconnaissait d’emblée le statut de corporation professionnelle aux groupements ou associations qui en présentaient la demande, le processus d’admission a connu de profondes mutations. De plus, force nous est de constater que depuis plusieurs années les nouvelles professions reconnues en vertu du Code des professions ont pour le moins diminué en nombre. Incidemment, le sens du mot profession 1 pour désigner une occupation connaît un éclatement juridique tel que le consensus social admet maintenant qu’une occupation traditionnellement reconnue comme métier utilise le terme comme bannière pour publiciser ses services 2.
Tant qu’il en demeurera ainsi, au sens de la loi, le législateur accordera effectivement à une occupation le statut de profession quand il aura la certitude que le public doit être protégé en regard des actes professionnels contre lesquels un simple citoyen ne saurait justifier toute forme d’abus en raison des cinq critères mentionnés par le Code des professions 3. Dans un futur contexte de renouvellement de la loi, quels seront les critères retenus par le législateur pour déterminer quelles professions devront être dotées d’un statut juridique pour exercer? La réflexion est en cours. Pendant ce temps, les professions devront démontrer la nécessité de leur expertise dans le développement de la société québécoise.
Cet important débat soulève plusieurs questions. D’abord, pourquoi une profession devrait-elle toujours être accréditée pour justifier son existence dans la société?
Que recherche une profession quand elle demande un statut juridique? L’obtention par une profession d’un tel statut ne devrait-il pas ouvrir d’emblée la porte à une réflexion plus approfondie sur la place qu’elle juge utile d’occuper dans la société et

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