Au bonheur des dames

Pages: 14 (3424 mots) Publié le: 23 mai 2013
Zola et le XIXème siècle : « Au Bonheur des Dames » Travail individuel |

Retrouvez dans le livre 3 extraits où apparaît le souci de Zola de décrire la réalité telle qu’elle est, même si elle est déplaisante. |

« Denise, dont les vingt-cinq francs d’appointements fixes étaient chaque mois dévorés par les enfants, n’avait pu que rafraîchir sa vieille robe de laine noire, en lagarnissant de biais de popeline à petits carreaux ; et elle s’était fait elle-même un chapeau, avec une forme de capote recouverte de soie et ornée d’un ruban bleu » (P. 169)

D’après cet extrait, Denise, n’a que très peu d’argent comme la plupart des gens à l’époque. Et elle économise le peu d’argent qu’elle a en se privant d’acheter une nouvelle robe mais seulement rajeunir sa vieille robegrâce à des rubans de soie et en se confectionnant elle-même un chapeau. Zola veut montrer qu’au XIXème siècle, la majorité des gens n’avait pas beaucoup d’argent et étaient donc prêt à tout pour dépenser le moindre centime.

« Ce furent d’abord deux mois de terrible gêne. Ne pouvant plus payer la pension de Pépé, elle l’avait repris et le couchait sur une vieille bergère prêtée par Bourras.Il lui fallait strictement trente sous chaque jour, le loyer compris, en consentant à vivre elle-même de pain sec, pour donner un peu de viande à l’enfant. » (P. 221)

Dans cet extrait, Denise se retrouve face au Vieil Elbeuf, la boutique ancienne de son oncle Baudu, un tout petit établissement sombre à la façade médiocre et se rend compte que son oncle vit là alors qu’elle vit dans le luxed’un immense magasin de nouveautés. Zola nous montre la triste réalité de la vie et surtout la faillite des petites boutiques.

« Il ne donnait qu’un franc cinquante par jour et par homme au chef, un terrible Auvergnat, lequel trouvait encore moyen d’emplir ses poches ; et la nourriture était réellement exécrable. Mais Bourdoncle haussa les épaules : un chef qui avait quatre cents déjeunerset quatre cents dîners à servir, même en trois séries, ne pouvait guère s’attarder aux raffinements de son art. » (P. 58)

Zola montre qu’à l’époque, les employés des grands magasins, même s’ils vivaient très bien, n’avaient pas droit à de la nourriture de luxe mais à des repas médiocre.

Retrouvez dans le livre 3 extraits où les personnages sont montrés, dans leurs relations avec lesautres notamment, de manière trop caricaturale ou prédestinée. |

« -Vous êtes toujours résolue à nous quitter ? demanda Mouret, dont la voix tremblait. –Oui, monsieur, il le faut. Alors, il lui prit les mains, il dit dans une explosion de tendresse, après la longue froideur qu’il s’était imposée : -Et si je vous épousais, Denise, partiriez-vous ? Mais elle avait retiré ses mains, elle sedébattait comme sous le coup d’une grande douleur. –Oh ! monsieur Mouret, je vous en prie, taisez-vous ! Oh ! ne me faites pas plus de peine encore !... Je ne peux pas ! je ne peux pas !... Dieu est témoin que je m’en allais pour éviter un malheur pareil ! Elle continuait de se défendre par des paroles entrecoupées. N’avait-elle pas trop souffert déjà des commérages de la maison ? Voulait-il doncqu’elle passât aux yeux des autres et à ses propres yeux pour une gueuse ? Non, non, elle aurait de la force, elle l’empêcherait bien de faire une telle sottise. Lui, torturé, l’écoutait, répétait avec passion : -Je veux… je veux… -Non, c’est impossible… Et mes frères ? j’ai juré de ne point me marier, je ne puis vous apporter deux enfants, n’est-ce pas ? –Ils seront aussi mes frères… Dites oui,Denise. –Non, non, oh ! laissez-moi, vous me torturez ! Peu à peu, il défaillait, ce dernier obstacle le rendait fou. Eh quoi ! même à ce prix, elle se refusait encore ! Au loin, il entendait la clameur de ses trois mille employés, remuant à pleins bras sa royale fortune. Et ce million imbécile qui était là ! il en souffrait comme d’une ironie, il l’aurait poussé à la rie. – Partez donc !...
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