Augustine kofie

746 mots 3 pages
Augustine Kofie
Des lignes, des angles et des courbes, des aplats et des transparences de couleurs rétro, le travail d’Augustine Kofie fascine par l’impression de maîtrise technique qu’il génère. En construisant un univers entre contrôle et chaos, l’artiste californien préfère se réclamer de Robert Rauschenberg que cocher la case « Graffuturusm» ...

Los Angeles. Un garage reconverti en atelier sur deux niveaux. Le studio d’augustine Kofie ressemble un peu à l’antre d’un hippie des années 70 ayant accumulé depuis plusieurs années papiers, magazines vintage, et tout un tas de trucs chinés dans les vides-greniers s’étalant sur les pelouses de ses voisins. Le premier niveau est consacré à la réalisation de grands formats sur toile alors que l’artiste dédie l’étage supérieur à ses travaux de collage, aux peintures sur bois et aux croquis qui déterminent en amont toutes ses oeuvres. C’est un espace un peu plus intimiste qui s’organise autour de deux grandes tables et d’un vieux canapé défoncé. L’ambiance est sonore. Du post-punk au prog rok en passant par le jazz, le rock fusion ou l’âge d’or du hip-hop arméricain des années 90, la musique l’accompagne en permanence et inspire toute sa production.
Travaillant toujours sur plusieurs peintures à la fois, son process est, selon son propre aveu, névrotique : « je commence avec un croquis très vague pour fixer les grandes lignes, puis je pose lentement une couche après l’autre de papier ou de peinture. Cela peut être assez rapide. Viennent ensuite la déconstruction et le travail sur la ligne. C’est ça qui me prend le plus de temps, donner vie aux formes. C’est le fruit ‘dun troubillon chaotique des éléments.» On a tendance à parler en premier lieu d’abstraction géométrique pour qualifier les oeuvres d’Augustine Kofie, alors que son travail mêlant lignes et collages est moins connu, mais non moins intéressant. Ce sont ces combinaisons ouvertes à toutes à toutes les interprétations qui lui procurent une réelle

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