bachelar le cogito

1970 mots 8 pages
Explication de texte: Bachelard, le cogito et les rêves! rss! Expliquer le texte suivant :!
Dans les quarante ans de ma vie de philosophe, j'ai entendu dire que la philosophie reprenait un nouveau départ avec le Cogito ergo sum de Descartes. J'ai dû aussi énoncer moi-même cette leçon initiale. Dans l'ordre des pensées, c'est une devise si claire! Mais n'en dérangerait-on pas le dogmatisme si l'on demandait au rêveur s'il est bien sûr d'être l'être qui rêve son rêve ? Une telle question ne troublait guère un Descartes. Pour lui, penser, vouloir, aimer, rêver, c'est toujours une activité de son esprit. Il était sûr, l'heureux homme, que c'était lui, bien lui, lui seul qui avait passions et sagesse. Mais un rêveur, un vrai rêveur qui traverse les folies de la nuit, est-il sûr d'être lui-même ? Quant à nous, nous en doutons. Nous avons toujours reculé devant l'analyse des rêves de la nuit. Et c'est ainsi que nous sommes arrivés à cette distinction un peu sommaire qui cependant devait éclairer nos enquêtes. Le rêveur de la nuit ne peut énoncer un cogito. Le rêve de la nuit est un rêve sans rêveur. Au contraire, le rêveur de la rêverie garde assez de conscience pour dire : c'est moi qui rêve la rêverie, c'est moi qui suis heureux du loisir où je n'ai plus la tâche de penser!
Gaston Bachelard, La poétique de la rêverie.!
La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. Il faut et il suffit que l’explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.!

!

Quelques pistes de réflexion!
Qu'est-ce que le cogito ergo sum de Descartes?!
Qu'est-ce qu'être dogmatique? Peut-on dire que la démarche de Descartes est dogmatique? !
Quand le cogito peut-il devenir un dogmatisme?!
Bachelard distingue deux types de rêve : le rêve diurne (la rêverie) et le rêve nocturne. Dans les deux cas, mais de façon différente, la certitude du cogito est menacée. Pourquoi?!
Quelques références pour approfondir!

en relation

  • Utopie
    4222 mots | 17 pages
  • Le monde
    8967 mots | 36 pages
  • Épistémologie des sciences
    9020 mots | 37 pages