Baudelaire

1762 mots 8 pages
Charles Pierre Baudelaire (1821-1867), un des plus fameux poète et critique d’art du XIXe siècle, surgit sur la scène littéraire alors que deux grands courants artistiques se font face : le romantisme et le parnasse. Baudelaire s’inscrit dans le romantisme, qui exalte l’expression des sentiments, des sensations, des émotions et de l’intimité. Cependant, pour mettre fin aux tiraillements induits par ces deux mouvements, Baudelaire invente la « modernité », qu’il décrit dans Le peintre de la vie moderne « il s’agit, pour lui, de dégager de la mode ce qu’elle peut contenir de poétique dans l’historique, de tirer l’éternel du transitoire ». Cet essai, qui fut publié par le Figaro en novembre et décembre 1863, écrit à cet égard, que « le peintre de la vie moderne, étude de haute critique, très curieuse, très fouillée et très originale fera trois feuilletons. » Par ailleurs, l’année 1863 est souvent choisie pour marquer la rupture entre le règne de l’ancien académisme et la naissance de la peinture moderne, ainsi, Baudelaire essai de définir dans son texte les principes de la nouvelle esthétique. A cet égard, il choisit un dessinateur et aquarelliste de la vie parisienne, Constantin Guys, pour cristalliser une nouvelle esthétique, une beauté du « transitoire » qui avait déjà été affirmé dans le Salon de 1846. Cependant, celui-ci ne sera jamais nommé dans son essai, autrement que par les initiales M.G., en effet, dans L’Art romantique, une note due à Asselineau ou à Banville prévenait le lecteur ainsi « Tout le monde sait qu’il s’agit ici de M. Constantin Guys, dont les merveilleuses aquarelles sont connues et recherchées des amateurs et des artistes. (…) Charles Baudelaire s’est abstenu de désigner son ami autrement que par des initiales… ».
Comment Baudelaire a-t-il ainsi défini cette nouvelle esthétique ? Quels en sont ses principes ?
Nous analyserons successivement les principes d’une esthétique de la beauté chez les modernes (I), avant d’analyser la mise en

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