Bombardement de bouaké

Pages: 10 (2300 mots) Publié le: 16 février 2012
Bombardement de Bouaké en novembre 2004 : Un journal français fait de nouvelles révélations sur l`opération «Dignité» | | | |

 Le coup de fil Gbagbo-Chirac qui a tout déclenché
Ce que dit un rapport confidentiel de l`ONUCIHuit(08) ans après la tentative de reconquête du Nord de la Côte d`Ivoire par les Forces de défense et de sécurité (FDS) sur instruction de l`ex-président ivoirienLaurent Gbagbo, le journal français ``Mariane`` revient sur cet événement qui a cassé les liens entre le régime de la réfondation et l`Elysée. Le journal livre quelques révélations sur cette opération baptisée `` Dignité ``.Le 6 novembre 2004, deux avions Sukhoï 25 appartenant aux forces armées ivoiriennes (FANCI) et pilotés par des mercenaires biélorusses bombardent le camp militaire français dulycée Descartes à Bouaké causant la mort de neuf soldats français et d’un civil américain. Trente-huit soldats français seront également blessés au cours de cette attaque. À Paris, on accuse immédiatement le chef de l’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, d’être à l’origine de cet acte criminel. Une décision du président Jacques Chirac est aussitôt transmise par Michèle Alliot-Marie au chef d’état-major desarmées, le général Henri Bentegeat, l’autorisant à détruire l’aviation ivoirienne. Peu après, deux MI 24 et deux Sukhoï 25 sont rendus inopérants. Tout laisse croire à cet instant que la riposte française est légitime. Simplement, un problème se pose. Au lieu de rechercher les auteurs de l’attaque contre les soldats français afin de les mettre à la disposition de la justice, les autoritésfrançaises les laissent s’enfuir vers le Togo puis hors d’Afrique. Dans la période qui précède le bombardement, la Côte d’Ivoire est coupée en deux. Toute la partie nord du pays se trouve sous le contrôle des forces rebelles. Le Sud, incluant Abidjan, est la seule zone placée sous l’autorité des forces gouvernementales. Entre les deux, il y a ce qu’on qualifie de « zone de confiance », placée sous lecontrôle de l’armée française. Malgré ce grave problème de partition de fait du pays et d’occupation illégale d’une partie du territoire par les rebelles, « la communauté internationale », c’est-à-dire essentiellement pour l’occasion les États-Unis et la France, presse néanmoins Laurent Gbagbo dont le mandat arrive à expiration d’organiser les élections présidentielles en 2005. (…) L’accord d’Accra IIIdu 30 juillet 2004 exige pourtant que les rebelles procèdent au désarment au plus tard le 15 octobre de la même année. Lorsque la date butoir arrive, les rebelles ne sont ni blâmés ni sanctionnés pour non-respect de leurs engagements. Laurent Gbagbo comprend alors qu’il n’a plus le choix. Le président choisit de reconquérir militairement le Nord du pays devenu un bastion des forces rebelles. Le 2novembre 2004, le colonel Mangou qui dirige les opérations des forces gouvernementales sur le terrain, informe un officier supérieur français de l’imminence d’une offensive contre les rebelles. Dans la même journée, on assiste à un déploiement des avions Sukhoï 25 à l’aéroport de Yamoussoukro. À quelques pas de là, un avion Antonov 12 immatriculé TU VMA procède au déchargement du matériel decombat. Il effectue plusieurs rotations entre Abidjan et Yamoussoukro pour livrer des armes et des munitions aux soldats de l’armée ivoirienne. C’est alors que l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Monsieur Gildas Le Lidec, et le général de la force Licorne, Henri Poncet, décident de se rendre chez le président Gbagbo pour essayer de le dissuader de mener cette offensive contre les rebelles. Ilsessuient un refus : le chef de l’Etat ivoirien n’a pas l’intention de reculer. Le lendemain, 3 novembre vers 11h15, peu après le conseil des ministres à Paris, le président Jacques Chirac, déjà informé, téléphone directement au président Laurent Gbagbo pour le mettre en garde contre le risque d’incidents graves entre les troupes ivoiriennes FANCI et les forces françaises de la Licorne.Le...
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