bones
1°S4
RIEU HUGO
5/12/13
Préface nous allons traiter d'une anthologie poétique axée sur huit poèmes reposants sur une thématique commune : l’animal métaphore du poète. J'ai choisi ce thème pour montrer comment les poètes ont longtemps su tirer de cette autre forme de vie pour parvenir à nous faire passer soit une critique de l'Homme, soit un portrait humain, un sentiment, ou bien une peine. Il est vrai que sur plusieurs points les animaux sont les reflets parfaits de l'Homme. Par exemple, dans son poème « Le Chat » écrit en 1854 et introduit dans le recueil « Les Fleurs du Mal », Baudelaire fait une métaphore avec la présence d'un chat qui, en le caressant, le sentant, le regardant a pour effet de lui évoquer le corps et l'esprit de sa femme de manière érotique. Ou encore, dans « L'hirondelle au printemps cherche les vieilles tours » appartenant au recueil des Contemplations rédigé en 1856, Victor Hugo compare le train de vie des hirondelles à celui des hommes par un procédé où :
-dans la première moitié du poème il raconte le chemin de vie, les ambitions, l'habitat de ces volatiles
-dans la seconde moitié, il fait le comparatif entre la vie des hommes et celle des hirondelles. De ces deux espèces ne résulte qu'une seule ambition, celle d'être dans son habitat naturelle, c'est à dire les hommes à la ville et les hirondelles dans les bois et toutes deux au calme. Seulement à travers les âges, les poètes ne se sont pas contentés de comparer les animaux et les humains par le biais de la métaphore dans le seul but de mettre en évidence leurs ressemblances.
C'est alors que le maître incontesté des fables, Jean de La Fontaine utilise la personnification des animaux ainsi que l'ironie pour composer une multitude de récits satiriques de la société au moyen âge. De ce grand ensemble de fables nous n’étudierons que celle de « La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf » ainsi que celle « Le Corbeau et le Renard