Brise marine de stéphane mallarmé

954 mots 4 pages
Brise Marine

Le thème de l'ailleurs, du départ, du voyage parcourt le XIXème siècle comme l'obsession de la fuite et le refus répété du réel immédiat. Le dégoût du présent et l'appel irrésistible du large et de l'ailleurs. Construit à partir de l'énumération de ce que refuse le poète, le texte est l'affirmation répétée qui ne conduit pourtant pas à un véritable départ. Le voyage rêvé apparaît ainsi comme la métaphore de l'inspiration. L'élan créateur est un appel vers une réalité autre, à la fois dangereuse et séductrice. Nous montrerons comment dans ce poème le voyage maritime souhaité prend, au-delà de ses justifications personnelles, une justification symbolique.
Dès les premiers vers du poème, on sait que l'auteur exprime son malêtre, son désespoir. « La chair est triste, hélas! » est l'expression de son malheur physique, de sa fatigue, il est las du temps présent, il a besoin de quelque chose de plus vivant. « J'ai lu tout les livres. » exprime son ennui profond, mais aussi sa suffisance de connaissance et peut-être la prétention d'avoir acquis suffisement de savoirs pour ne plus apprendre et vivre le temps présent. Ensuite, l'auteur exprime sa volonté de « fuir », mais que fuir, si ce n'est « le vide papier que la blancheur défend », c'est à dire son manque d'inspiration, son impression d'avoir fait le tour de tout les sujets qui l'intéressent.

« Ô nuits! Ni la clarté déserte de ma lampe
Sur le papier vide que la blancheur défend. »

L'expression « ô nuits » désigne les nuits entières qu'il passe derrière sa plume à trouver l'inspiration, la « clarté déserte de sa lampe » est l'image de sa « bonne étoile » qui ne l'éclaire plus, qui ne lui montre plus la bonne voie à suivre. Il entreprend alors son voyage dans sa tête et l'imagine grandiose, ainsi qu'il imagine que rien ne pourra l'empêcher de partir, même pas « la jeune femme allaitant l'enfant » car « Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux » ici, rien est une allégorie; « Ne retiendra

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