Camus

1097 mots 5 pages
Une seule question est au fondement de la philosophie selon Camus : cela vaut-il la peine de vivre ? Toute autre interrogation philosophique en découle, lui est secondaire. Et il n’est pas besoin d’être un philosophe reconnu, professionnel dirais-je, pour se poser cette interrogation, car tant est pressant le sens de la vie pour chacun d’entre nous. En allant jusqu’aux extrêmes, certains répondent par le suicide (peut-être n’ont-ils pas trouvé de sens), alors que d’autres donnent leur vie pour une idée (peut-être ont-il trouvé trop de sens). Toujours est-il que Camus s’engage dans une réflexion à propos du rapport entre le sentiment de l’absurde et la mort provoquée, qui comme il l’écrit est le thème central de son essai Le mythe de Sisyphe : « Le sujet de cet essai est précisément ce rapport entre l’absurde et le suicide, la mesure exacte dans laquelle le suicide est une solution à l’absurde ». C’est pour Camus une façon de répondre à la question fondamentale posée initialement. Très vite, il avance une évidence : « On se tue parce que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue, voilà une vérité sans doute – inféconde cependant parce qu’elle est truisme ». Pour autant, tout n’est pas si évident. L’auteur prévient ainsi qu’à la question essentielle, deux réponses sont possibles, oui ou non, mais que bien souvent ce qui est dit ou fait ne tranche en rien. En effet, la majorité des individus ne conclut pas, ce qui ne veut pas dire que celle-ci ne se soit pas posée la question. D’autres par contre ont une réponse, mais ils n’agissent pas en fonction : ils pensent oui mais font non, ou inversement, comme l’explique Camus : « A priori, et en inversant les termes du problème, de même qu’on se tue ou qu’on ne se tue pas, il semble qu’il n’y ait que deux solutions philosophiques, celle du oui et celle du non. Ce serait trop beau. Mais il faut faire la part de ceux qui, sans conclure, interrogent toujours. Ici, j’ironise à peine : il s’agit de la majorité. Je vois également

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