Ce ci n'est pas un conte

1070 mots 5 pages
« CECI N’EST PAS UN CONTE »

1. Diderot, un philosophe

"Hâtons-nous de rendre la philosophie populaire. Si nous voulons que les philosophes marchent en avant, approchons le peuple du point où en sont les philosophes" cette citation extraite des Pensées philosophiques de Diderot, empreinte de l'esprit des Lumières, rappelle deux aspects fondamentaux de ses écrits:
-le premier est la valeur pédagogique de ceux-ci. De tout temps, l'auteur a eu à cœur de répandre la connaissance dans toutes les classes de la population. Cela a commencé avec l'emblématique projet de l'Encyclopédie, symbole de la transmission du savoir et s'est poursuivi par la suite dans l'ensemble de son œuvre.
-le deuxième aspect est l'humilité de Diderot ainsi que la foi considérable qu'il a en l'humanité. Celui-ci sait pertinemment que la philosophie est une discipline complexe, mais là où certains auraient jugé que seule une élite serait capable de s'atteler à une telle tâche, l'humaniste a estimé que chacun avait la possibilité d'apporter sa contribution et de faire ainsi progresser la connaissance.

Par son œuvre, Diderot donne une nouvelle vision d'un principe qui se trouve au centre de la notion d'auteur, à sa base même, puisqu'il en est l'étymologie, celui d'autorité. Il a quelque chose à transmettre, susceptible d'intéresser d'autres personnes, un savoir, une expérience que certains n'ont pas, qui lui confèrent ainsi une légitimité, la légitimité pour écrire et dispenser son savoir, donc l'autorité. Diderot modifie considérablement cette idée. Comme il le dit lui-même, il n'écrit pas pour fournir un savoir, une réponse :
« On doit exiger de moi que je cherche la vérité, non que je la trouve »
Il écrit pour montrer au lecteur un raisonnement en cours d'élaboration, une recherche, pas un produit fini. Il renonce par là même à une complète autorité pour créer une œuvre ouverte dans laquelle il va transmettre le relais à ses lecteurs, afin que d'autres personnes puissent à leur tour

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