Ceci n’est pas un gentil mensonge mais un souvenir fabriqué.

Pages: 6 (1295 mots) Publié le: 15 novembre 2012
MERDE AUX PORCS ! A MORT LES PORCS ! (Paraît que tout est bon dans le cochon)

J’ai finis ma première bière et j’ai balancé la bouteille vide dans un coin de mon bordel. Je ne fais pas les poussières, à quoi bon ? Elles reviendront. Enfin. Je suis la seule fille du quartier à vivre dans un tel tas d’ordures. Petit problème d’ailleurs, j’ai toujours aimé marcher pieds nus et toujours ces éclatsde verres viennent se fourrer dans mes pieds. J’enlève les gros et laisse les petits mijoter. Après l’ennui et des jours et des nuit de vides, je me suis dit que je ratais ma vie. C’est du beau gâchis. Je passe mon temps à fumer de l’herbe et à parler révolution sur les Clash. C’est la mode en ce moment. On va faire ça jusqu’à ce que ça passe. Je vois le fond. Mais je suis gonflée, j’arrive encoreà atteindre ma culotte en cas de besoin. Oui, je sais, je dis des choses très drôles des fois. Drôles et vraies.

Maintenant, je sais que je suis soûle. Il faut être cinglée pour tomber amoureuse d’un homme vivant et moi je m’accroche à un mort. Et ça me pique les yeux, le cœur, ce qu’il m’en reste. Je regarde l’océan, bleu sombre et je plisse les yeux. Les mouettes se disputent le reste d’unede leurs congénères et je ramasse un os, blanchi par les vagues, au milieu d’un tas de chair sanglant.

Tout me paraît incroyable face à cette étendue d’eau, je ne perçois pas sa fin, juste son mouvement. Le sable est doux, chaud et un garçon se branle entre les pierres, à l’abri des regards. Je vois son jeune pénis se dresser à la fréquence de ses vas et viens de la main. Un léger vent caresseson machin, il tremblotte et gémit à demi. Je m’approche doucement, à quatre pattes, attends le bon moment, le saisis par les hanches et le bascule brutalement en avant, puis, lui enfonce un bâton dans le cul, il hurle et se met à courir. J’éclate de rire, le course un peu, histoire de.

J’ai toujours été une minable, déjà petite. Ultra violente. Voleuse experte, manipulatrice et fourbe. En CPmon directeur d’école me trouva dans son bureau, en train d’essayer d’ouvrir son coffre fort. Et lorsqu’il me demanda ce que je fichais là, je lui répondu avec un aplomb désarmant, « RIEN » tout en continuant de forcer la serrure. Vous auriez dû voir sa tronche, ah ah, vous imaginez une petite de 6 ans, avec une frange et un carré tout mignon sur ses grosses joues qui vous fait comprendre que vousêtes un tas de merde ? Léo avait raison, JE SUIS UNE ABERRATION. Maintenant que c’est dit, on peut passer à la suite.

Un appel manqué de Pierre. SMS.

« - On se voit cette semaine ?

- Ouais.

- T’es libre quand ?

- Cette semaine.

- Ce soir ?

- Tu proposes quoi ?

- Ben.. Je vais au Gibus là, pour le truc de Patti Smith.

- J’irai pas. Ou pour brûler ce taudis et tous ces ratsqui grouillent et étalent leur merde.

- (…) Tu m’accueilles chez toi mardi

- Je vais y réfléchir. »

Ça m’énerve les connards qui s’imaginent que parce qu’on a eu une aventure, on va se la refaire à zéro. Je regarde par la fenêtre, difficile, avec tous les graffitis. Moi, je fais de l’Art. C’est toute la différence. Quel idiot. Tous ces dingues qui sautent et qui crient pour un bourrindifférent, avec chacun une gueule aussi banale que gerbante ça m’épouvante. Quelque chose en eux me déprime. Je hoquète. Quel ennui. Je vais tout faire sauter. Mon cerveau, aussi. J’ouvre une deuxième bouteille de bière et oublie.

Si nous ne dormons pas, c’est pour guetter l’aurore qui prouvera enfin que nous vivons au présent. C’est le crépuscule. Les vagues me lèchent les pieds. La lune estpleine, comme il se doit. Je me sors une Gauloise, l’allume, inspire et recrache la fumée au ciel. Tout est paisible. Je souris et avance vers les rouleaux. L’eau s’engouffre dans mes chaussures, mes bas, ma jupe, mon slip et mon tee shirt. Je continue d’avancer, de la flotte jusqu’au cou, mon ipod sur les oreilles.

I Want Everything, The Godfathers.

Lily a le visage ovale et mate, des...
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