Classisisme versus baroque

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Le classicisme prônait l’ordre, la raison, la mesure et les règles d’or. Le baroque lui prône le désordre, les outrances, la fantaisie, la liberté, le chaos et le cosmos. C’est ce qui apparaît en surface du moins parce que c’est contre les baroques que les classiques se sont définis. Par exemple, pour les architectes classiques, le décor doit correspondre à l’ordre de la construction comme le veulent la raison et la nature, alors que pour les baroques on condamne la primauté du décor, ainsi les colonnes sont torses et les pontons brisés parce qu’ils pensent avant tout à la parade. Les peintres aussi s’insurgent, comme Poussin qui affirme qu’il n’aime que les choses bien ordonnées qui fuient la confusion parce qu’il pense qu’il faut éviter de corrompre la forme par une confusion de plusieurs petites parties embrassées les unes dans les autres. En effet, l’art de la peinture pour les classiques, c’est l’art de bien contourner les figures. Au contraire, pour les peintres baroques, l’art c’est des tâches de couleur très désordonnées, comme chez Rubens. A partir de la doctrine baroque, les classiques font donc des aménagements, comme Corneille qui à partir des données du baroque crée le “courir au change”de ses personnages. C’est-à-dire que tous ces personnages hésitent dans la confusion du sentiment amoureux. Corneille fait ainsi l’apologie du triomphe de l’ostentation car il construit une oeuvre chargée de baroque et ces contradictions entre baroque et classique dans son oeuvre finissent par fusionner non sans violence. Cela donne le ton à l’' uvre qui devient une monade qui ne connaît que son monde. Cependant le classicisme exclue certaines caractéristiques qui appartiennent au baroque comme par exemple la métamorphose qui montrait l’' uvre comme déstructurée. En effet, les classiques montrent une oeuvre dans une certaine unité en mobilisant toutes ses parties en fonction d’un centre fixe. L’' uvre n’est pas animée par un mouvement qui se propage au-delà de la

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