Cnps vs cgrae

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A l'origine, la retraite en Afrique en général et en Côte d'Ivoire en particulier fût une institution héritée des puissances coloniales. Celles-ci n'ont fait que transposer ce phénomène qui existait déjà dans les pays occidentaux. L'institution de la retraite découle de l'introduction du travail salarié en Afrique noire à laquelle elle est intimement liée. Cependant, la mise en place de la retraite par l'administration coloniale s'est fait accompagner de la mise en place d'une forme de sécurité sociale à laquelle étaient soumis les fonctionnaires et les travailleurs de l'époque. Cette couverture des retraites ne se limitait qu'à une population minoritaire effectuant un travail rémunéré.
Par ailleurs, la particularité de ce système de retraite nouvellement introduite dans la société africaine inscrit l'africain dans un système de production nouveau qui avait un début et une fin et donc différent de celui qu'il connaissait jusqu'alors. C'est ce qui justifie l'intérêt accordé à la retraite par les autorités publiques africaines dès l'accession à l'indépendance.
Une première expérience a été mise en oeuvre sur la question de la retraite au niveau de l'Afrique de l'ouest. Il s'agit en effet de l'Institut de Prévoyance Sociale de l'Afrique Occidentale (IPRAO) de Dakar en 1958 dès la mise en application du code de travail issu d'une convention intersyndicale datant des années 1952. Ce régime de retraite est cependant limité qu'aux travailleurs issus du secteur privé. Après les indépendances et l'éclatement de l'Afrique Occidentale Française (AOF), bon nombre des Etats membres de l'IPRAO se retirèrent de cette institution pour réorienter leur politique de retraite au plan strictement local.
En Côte d'Ivoire, des mécanismes institutionnels ont été mis en oeuvre dès l'indépendance pour régir la retraite dans une perspective de la réglementation du travail. C'est la loi n° 60-537 du 07 Septembre 1960 portant statut général de la Fonction Publique revue par la loi n°92-570

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