Commentaire valérie rouzeau pas revoir

1990 mots 8 pages
La poésie et la mort

Partie n°2 : Commentaire

Valérie Rouzeau est une poétesse française du XXIème siècle. D’abord traductrice de poèmes anglais, elle décide par la suite d’en écrire elle-même dans notre langue. Son écriture à la fois simple et singulière font d’elle une voix importante de la poésie française contemporaine. En effet, cette inventrice emploie dans ses vers des expressions enfantines et courantes qu’elle rallonge ou raccourcit. Elle a également écrit des chansons comme « Ladyboy » ou « Tallula » réalisées pour le groupe Indochine. Elle s’est fait cependant connaître en faisant publier Pas revoir en 1999.
L’extrait du poème en prose que nous étudions en est d’ailleurs tiré. Le thème est celui de la mort de son père qui l’a profondément marquée. Elle y exprime le vide que provoque cette disparition, mais cette écrivain nous livre également des souvenirs entrecoupés de prolepses et de réflexions, son texte suivant ses pensées.
Il est intéressant d’observer dans cet extrait la relation qu’entretient la poétesse avec la mort de son père et notamment sa manière de dépasser cette expérience douloureuse.
Dans un premier temps Rouzeau n’accepte pas l’idée que son père soit en train de mourir. On s’aperçoit ensuite qu’elle sort de son déni pour après se tourner vers la vie qui est belle même si celle-ci est éphémère.

Dans ce récit qui suit le court des pensées du poète (qui est également le narrateur et l’auteur), on remarque simplement au regard une séparation entre deux parties distinctes du texte.
Dans la première, on voit clairement que Valérie Rouzeau rejette l’éventualité de la mort de son père avant qu’elle ne le voit une dernière fois. Effectivement, la répétition de l’adverbe de négation « pas » (vers 1 ; 2 ; 4 ; 7) nous montre cette inacceptation.
L’allitération en [r] vers 4 nous conforte dans le rejet de l’inévitable de même que l’assonance en [i] du même vers renforce l’idée de la tristesse aiguë qu’éprouve

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