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3805 mots 16 pages
’est ensuite au tour de Sganarelle de présenter Dom Juan, il met, en premier lieu, en avant son impiété par une nouvelle énumération (« le plus grand scélérat que la terre ait jamais porté, un enragé, un chien, un démon, un Turc, un hérétique, qui ne croit ni Ciel, ni Enfer, ni loup-garou, qui passe cette vie en véritable bête brute, un pourceau d’Epicure, un vrai Sardanapale »). C’est seulement après cette présentation qu’il peut évoquer ses actes, sa facilité à épouser car cela n’a aucune signification pour lui, comme Sganarelle le souligne en disant que s’il l’avait fallu pour obtenir satisfaction, il l’ « aurait encore épousé [lui], son chien et son chat », car « un mariage ne lui coûte rien à contracter », ce n’est pour lui qu’un moyen de séduire, « c’est un épouseur à toutes mains ». Se dévoile alors l’image du Dom Juan séducteur, manipulateur et volage pour qui toute femme présente un intérêt, quelle que soit sa condition : « dame, demoiselle, bourgeoise, paysanne » et le nombre infini de ses conquêtes dont les noms seraient « un chapitre à durer jusques au soir ».

II. L’inscription de la pièce dans une philosophie

Cette scène d’exposition si elle remplit bien son rôle malgré une première impression de surprise, a une seconde fonction tout aussi essentielle, moins importante quant à l’intrigue mais capitale quand au message symbolique que véhicule cette tragi-comédie. Cette scène est l’occasion d’inscrire la pièce dans une philosophie et dans une perspective critique. Le personnage de Dom Juan apparaît comme un libertin et connaît une triste fin, ce qui invite à lire Dom Juan comme une critique du libertinage, mais cette œuvre complexe ambiguë ne se contente pas d’un message aussi peu subtile. C’est ce que nous indique cette scène qui défend implicitement libertinage érudit et matérialisme, à travers des références précises dans le discours du valet comme dans le comportement du maître, de même que dans l’attitude du valet et critique implicitement

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