Cool

Pages: 9 (2039 mots) Publié le: 1 février 2011
|Jeudi 6 mai 2010 | |1ères STI |
| |Bac blanc de français | |
| |Durée : 4 heures| |

Objet d'étude : le roman et ses personnages, visions de l'homme et du monde.

Corpus

A – Victor Hugo, , Le Dernier jour d'un condamné, 1829.
B – Stendhal, La Chartreuse de Parme, 1839.
C – Alexandre Dumas, Le Comte de Monte-Cristo, 1845.
D – Albert Camus, L'Étranger, 1942.

Questions (6 points)

1. Comment chaque texterend-il compte des pensées et des sentiments du prisonnier ? (3 points)

2. Comparez la façon dont ces quatre personnages vivent leur emprisonnement. (3 points)

Travail d’écriture au choix (14 points)

1. Commentaire

Vous ferez le commentaire littéraire du texte de Camus (texte D) en vous appuyant sur le parcours de lecture suivant :
a) Montrez comment le texte suggèrela monotonie de la vie du prisonnier
b) Comment le texte fait-il sentir que le prisonnier tente de s'adapter à sa situation ?

2. Dissertation

Préférez-vous les romans dont le héros est un personnage positif ? Vous répondrez à cette question dans un développement composé, en prenant appui sur les textes du corpus, ceux que vous avez étudiés en classe et vos lecturespersonnelles.

3. Écriture d’invention

A l'âge de dix-neuf ans, et le jour même de ses noces, Edmond Dantès est emprisonné. En vous inscrivant dans la logique d'écriture d'Alexandre Dumas, vous rédigerez le passage du roman qui raconte l'arrivée en prison, la découverte de la cellule et rapporte les premières pensées du personnage.

Texte A : Victor Hugo, Le Dernier jour d'un condamné,1829.

Il s'agit de l'incipit du roman.

Bicêtre1.

Condamné à mort !

Voilà cinq semaines que j'habite avec cette pensée, toujours seul avec elle, toujours glacé de sa présence, toujours courbé sous son poids !

Autrefois, car il me semble qu'il y a plutôt des années que des semaines, j'étais un homme comme un autre homme. Chaque jour, chaque heure, chaque minute avait sonidée. Mon esprit, jeune et riche, était plein de fantaisies. Il s'amusait à me les dérouler les unes après les autres, sans ordre et sans fin, brodant d'inépuisables arabesques cette rude et mince étoffe de la vie. C'étaient des jeunes filles, de splendides chapes2 d'évêque, des batailles gagnées, des théâtres pleins de bruit et de lumière, et puis encore des jeunes filles et de sombres promenades lanuit sous les larges bras des marronniers. C'était toujours fête dans mon imagination. Je pouvais penser à ce que je voulais, j'étais libre.

Maintenant je suis captif. Mon corps est aux fers dans un cachot, mon esprit est en prison dans une idée. Une horrible, une sanglante, une implacable idée ! Je n'ai plus qu'une pensée, qu'une conviction, qu'une certitude : condamné à mort !

Quoique je fasse, elle est toujours là, cette pensée infernale, comme un spectre de plomb à mes côtés, seule et jalouse, chassant toute distraction, face à face avec moi misérable et me secouant de ses deux mains de glace quand je veux détourner la tète ou fermer les yeux.

Elle se glisse sous toutes les formes où mon esprit voudrait la fuir, se mêle comme un refrain horrible à toutes lesparoles qu'on m'adresse, se colle avec moi aux grilles hideuses de mon cachot ; m'obsède éveillé, épie mon sommeil convulsif, et reparaît dans mes rêves sous la forme d'un couteau.

Je viens de m'éveiller en sursaut, poursuivi par elle et me disant : – Ah ! ce n'est qu'un rêve ! – Hé bien ! avant même que mes yeux lourds aient eu le temps de s'entr'ouvrir assez pour voir cette fatale pensée...
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