De l'écrit à l'écran

Pages: 10 (2301 mots) Publié le: 20 août 2012
L’adaptation


Adapter. Lire le texte d’un auteur, le relire une deuxième fois… puis une troisième… jusqu’à dix, cent ou mille pour ensuite l’oublier. Voilà, en résumé, une attitude possible face à un travail d’adaptation et de relecture. Finalement, ça à l’air simple.
Pourtant, c’est loin de l’être. Que doit-on oublier ? Tout… repartir à zéro… dès lors, pourquoi adapter ? Non, ce n’est passatisfaisant.

Adapter. Lire le texte d’un auteur, le relire une deuxième fois… puis une troisième… jusqu’à dix, cent ou mille jusqu’à le connaître dans ses moindres recoins… dénicher ce que l’auteur a glissé entre les lignes, sous les virgules, derrière les points d’interrogation puis en proposer une copie fidèle et conforme. Voilà, en résumé, une attitude possible face à un travail d’adaptationet de relecture. Finalement, ça à l’air simple.
Pourtant, c’est loin de l’être. Surtout ne rien oublier… repartir de l’endroit même où s’est arrêté l’auteur et arriver au même point… dès lors, pourquoi adapter ? Non, ce n’est pas satisfaisant.

Adapter. Lire le texte d’un auteur, le relire une deuxième fois… puis une troisième… jusqu’à dix, cent ou mille afin de se l’approprier, le digérer enentier et le resservir à sa sauce. Voilà, en résumé, une attitude possible face à un travail d’adaptation et de relecture. Finalement, ça à l’air simple.
Pourtant, c’est loin de l’être. Que digérer et que recracher ? La question se pose. Se souvenir ou oublier à moitié. La réflexion s’impose. Repartir des lieux mêmes où s’est confronté l’auteur pour se hasarder ailleurs… là, je vois pourquoiadapter. Oui, c’est satisfaisant.

Pourquoi satisfaisant ? Car le travail m’impose alors deux notions essentielles et intimement liées à l’activité de l’adaptateur : notions de respect et de responsabilité.

Une première question s’offre, en effet, à moi, jusqu’où puis-je aller dans mon adaptation, quelles règles (si règles il y a ) puis-je (dois-je ?) ou non transgresser ?
Comment rester fidèleà « l’esprit du texte », cette œuvre sous-jacente qui exprime la pensée et les volontés réelles de l’auteur, tout en imprimant ma propre personnalité. Comment ne pas trahir l’auteur et son œuvre tout en prenant garde, à ne pas se trahir soi-même.
En attaquant ce type de travail, on remarque rapidement que, loin d’être un simple exercice de recopiage, cette activité nous engage au moins autant quelors de l’élaboration d’une œuvre originale.

La notion de responsabilité.
Ce travail, qui à tout moment, nous engage personnellement, se présente plutôt comme une travail de transcription. Trans-cription, passage d’un type d’écriture, d’un type de média, d’un univers, d’un cerveau à un autre. Notre responsabilité y est, dès lors, engagée. Responsabilité face à l’œuvre et à son auteur,responsabilité face aux deux types de médias, face aux deux types d’écriture et responsabilité face à soi-même. L’enjeu n’est pas mince, car le seul juge en sera le texte de l’adaptation lui-même.

Assujettissement, identification et in dissociabilité


L’assujettissement suppose immédiatement un rapport hiérarchisé entre les différentes parties. La personne ou l’élément assujetti se retrouveforcément en situation d’infériorité par rapport à l’élément de départ. Il n’y a, dès lors, que deux cas de figures possibles : soit on se soumet, soit on est soumis. La trajectoire diffère mais on en arrive finalement au même point.

L’identification est tout autre. Premièrement, ici, il n’est plus question d’un rapport hiérarchisé. Il s’agit, au contraire d’une mise en relation qui tend versl’égalité, l’indifférenciation, la symbiose totale. Il n’y a donc forcément plus de rapport d’infériorité ou de supériorité. Deuxièmement, et c’est ce qui différenciera l’identification de l’in dissociabilité, ce type de rapport se perçoit selon une optique positive, constructive. Lorsqu’on s’identifie à quelque chose ou à quelqu’un on forge, on construit sa propre personnalité. On englobe l’élément...
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