Didier martini fpm

1760 mots 8 pages
INTERVIEW de Didier Martini, Président de la FPM

« Contre la suppression du licenciement sans motif » Hausse du Smic, conflit avec l’Union des Syndicats Monégasques, licenciement sans motif, travail au noir, projet de loi sur la SARL… Didier Martini, le Président de la Fédération Patronale Monégasque répond aux questions de Monaco Hebdo sur les dossiers les plus chauds du moment. Propos recueillis par Raphaël Brun.

M.H. : Comment vous réagissez à la hausse du Smic qui a, selon les Syndicats, provoqué un tassement des salaires ?
D.M. : Nous avions averti le Gouvernement des différentes hausses du SMIC en France, il y a déjà plusieurs années. Depuis 1998 et la mise en place des lois Aubry, le Smic a été ainsi augmenté de plus de 30%. Cette forte hausse a rattrapé un certain nombre de salaires minima catégoriels, opérant un mécanisme de tassement des grilles salariales. Le Gouvernement Princier a tout de même décidé de suivre l’évolution du Smic français. M.H. : Ce que vous aviez concrètement réclamé au gouvernement ?
D.M. : Nous trouvions injuste que, contrairement à la France, ces augmentations successives du Smic soient assumées à 100 % par les chefs d’entreprise. Ce qui a entraîné un énorme préjudice financier pour celles-ci.

M.H. : Pour simplifier les choses, pourquoi ne pas publier une grille des salaires monégasque ?
D.M. : Publier aujourd’hui une grille de salaires à Monaco, en faisant référence à la France n’est plus possible en l’état, car les conditions de travail ne sont plus identiques entre les deux Etats, notamment du fait de la mise à disposition pour les entreprises françaises, d’outils de gestion modernes permettant un aménagement du temps de travail sur le mois ou l’année. Les grilles de salaires établies par les partenaires sociaux français tiennent compte des modifications sociales intervenues en France, inexistantes à Monaco. Il faudrait d’abord modifier notre législation et moderniser certains textes de loi, avant

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