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Face-à-face sans tabou entre Emmanuel Navon, membre de la droite israélienne, et Ghassan Khatib, porte-parole de l'Autorité palestinienne.
Le Point.fr : Comment expliquez-vous le jusqu'au-boutisme de Mahmoud Abbas à l'ONU ?
Emmanuel Navon ( Israël ) : Abbas ne veut pas négocier. Il fait preuve d'un culot incroyable lorsqu'il se plaint de l'absence de dialogue, alors qu'il boycotte depuis deux ans et demi les pourparlers ( négociations ) avec Israël. C'est une histoire comparable à celle de l'enfant qui assassine ses parents et qui, lorsqu'il se trouve en face du juge, présente comme circonstance atténuante le fait qu'il soit orphelin. L'établissement d'un État palestinien doit être conditionné par un accord de paix. Je m'oppose à la création d'un tel État dès lors qu'il a pour but de continuer la guerre avec Israël. D'autre part, cette adhésion poserait notamment la question de la légalité du contrôle partiel israélien. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les Palestiniens utilisent cette méthode pour rendre illégale toute présence israélienne au-delà de la ligne verte.
Ghassan Khatib ( Palestine ) : Le but de la démarche onusienne est aussi bien la création d'un État palestinien que de mettre les Israéliens sous pression afin de les amener à cesser la colonisation en Cisjordanie. Le président Abbas reprendra les négociations à l'instant où les Israéliens mettront un terme à l'extension des colonies, que ce soit avant ou après le vote d'un État palestinien au Conseil de sécurité. D'autre part, le président Abbas a toujours réclamé l'arrêt de la colonisation, mais, tout comme l'administration américaine, il s'est rendu compte d'une énorme contradiction : l'expansion des colonies se poursuivait malgré le dialogue. Il s'est donc retiré.

À l'heure du printemps arabe, l'opposition de Barack Obama à la création d'un État palestinien à l'ONU n'a-t-elle pas fermé la porte à toute résolution du conflit ?
E. N. : Obama a insisté sur le fait qu'il soutient la

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