Droit et philosophie

4033 mots 17 pages
L’Art est la vérité suprême de la vie. Qu’en pensez vous?

Si l’on fait l’effort de s’observer un peu soi même ou bien d’observer un peu les autres, on fait le constat si simple et pourtant si juste que l’art se trouve dans une position intermédiaire entre notre sensibilité et l’entendement humain, qui nous laisse penser que la finalité de l‘art ne se trouve que dans la beauté et l‘esthétique. Pourtant Proust lui trouve une autre utilité et reconnaît l’art comme la vérité suprême de la vie. Cependant, vouloir affirmer que l’art est la vérité suprême de la vie reviendrait à supposer que l’art est au dessus de toutes les autres vérités et en ce sens que l’art serait bien plus qu’une simple forme de vérité. D’autant plus que nous connaissons la vérité comme étant l’adéquation d’un discours avec le réel. Est vrai ce qui décrit les choses telles qu’elles sont, objectivement et rationnellement. Or, l’œuvre d’art est le produit de l’imagination de l’artiste et celui-ci représente ou présente les choses à travers sa subjectivité, par l’intermédiaire de son imaginaire. L’imaginaire, c’est précisément le contraire de la raison et du réel. Alors quel rapport y aurait-il à établir entre l’art et la vérité ? On serait tenté de penser qu’il n’y a nulle rapport entre les œuvres d’art et cette notion bien précise de vérité, mais le sujet nous oblige à nous questionner sur les liens étroits qui unissent l’art et la vérité. Pourtant, il s’agit là de s’interroger, l’art ne serait donc pas la vérité suprême de la vie ?
Nous verrons donc tout d’abord que l’art n’est en aucun cas la vérité suprême de la vie, puis nous montrerons que la notion de vérité telle qu’on l’entend est bien trop restrictive et qu’il existe un réel rapport entre l’art et la vérité.

Bien entendu, il est vrai que l’art désigne la création artistique à la recherche du beau, dont la finalité esthétique est désintéressée et exprime un idéal de beauté, alors pourquoi vouloir affirmer que l’art exprime également

en relation

  • Droit et philosophie
    201771 mots | 808 pages
  • Philosophie du droit
    20237 mots | 81 pages
  • Philosophie du droit
    32458 mots | 130 pages
  • Philosophie du droit
    43039 mots | 173 pages
  • philosophie du droit
    24588 mots | 99 pages
  • Philosophie du droit
    1010 mots | 5 pages
  • Philosophie et droit
    5099 mots | 21 pages
  • Philosophie du droit
    20631 mots | 83 pages
  • Philosophie du droit
    14285 mots | 58 pages
  • Philosophie du droit
    15769 mots | 64 pages