Dscartes

Pages: 7 (1571 mots) Publié le: 18 mai 2012
Dans la Deuxième Méditation, Descartes illustre cette différence par un exemple. Observons « ce morceau de cire qui vient d'être tiré de la ruche ». […] « Il n'a pas encore perdu la douceur du miel qu'il contenait, il retient encore quelque chose de l'odeur des fleurs dont il a été recueilli ; sa couleur, sa figure, sa grandeur, sont apparentes ; il est dur, il est froid, on le touche, et si vousle frappez, il rendra quelque son. » On remarque que les cinq sens sont mis à contribution et semblent donner des informations précises et fiables sur le morceau de cire. Si l'on approche celui-ci d'une source de chaleur, chacune de ses caractéristiques sensibles est modifiée : il change de forme, de couleur, de consistance, il devient insipide, inodore et insonore. Bref, rien ne demeure del'image concrète que nous en donnaient nos sens. Pourtant, nous savons bien que c'est de la même cire qu'il s'agit. Il est donc évident que, pour avoir une connaissance « claire et distincte » de la cire, nous ne pourrons pas nous appuyer sur de simples impressions sensibles. Il faudra, par le raisonnement, dégager les éléments constitutifs qui se retrouvent à l'identique dans tous les états de la cireet dans tous les morceaux de cire.

A la Seconde Méditation « De la nature de l’esprit humain ; et qu’il est plus aisé à connaître que le corps » des Méditations Métaphysiques, Descartes, avec l’expérience du morceau de cire et de l’épisode des chapeaux et des manteaux vus d’une fenêtre, montre la différence entre l’expérience sensible et la réalité objective et montre aussi que la matièren’est saisie que par la pensée mais qu’elle est bien une réalité indépendante de l’esprit.
Descartes écrit : « Mais je ne me puis empêcher de croire que les choses corporelles, dont les images se forment par ma pensée, et qui tombent sous le sens, ne soient plus distinctement connues que cette je ne sais quelle partie de moi-même qui ne tombe point sous l'imagination : quoiqu'en effet ce soit une chosebien étrange, que des choses que je trouve douteuses et éloignées, soient plus clairement et plus facilement connues de moi, que celles qui sont véritables et certaines, et qui appartiennent à ma propre nature. Mais je vois bien ce que c'est : mon esprit se plaît de s'égarer, et ne se peut encore contenir dans les justes bornes de la vérité. Relâchons-lui donc encore une fois la bride, afin que,venant ci- après à la retirer doucement et à propos, nous le puissions plus facilement régler et conduire. » Descartes pose le paradoxe suivant. Il semble que ce sont les sens qui nous font connaître les corps. Et la connaissance des corps par les sens semble être plus certaine que la connaissance pourtant indubitable que j’ai maintenant de moi-même. Le doute m’a montré que le corps est douteux etque ma pensée est certaine. Et paradoxalement, il me semble pourtant envers et contre tout qu’il est plus aisé de connaître le corps que l’esprit et que ce sont les sens qui me permettent la connaissance du corps. Autrement dit, j’ai deux préjugés. D’une part, les corps sont plus aisément connus que l’esprit. Et d’autre part, ces corps sont connus des sens et non de l’esprit. Pour remettre encause ces deux préjugés, Descartes décide de relâcher « encore une fois la bride » à son esprit, c’est-à-dire de laisser à nouveau l’esprit croire que les choses extérieures existent. Ceci dans le but suivant. C’est montrer que je ne peux connaître le corps que par l’esprit, donc que l’esprit est la condition de la perception et par là même que l’esprit est premier dans l’ordre des raisons et que laconnaissance de l’esprit est prioritaire sur la connaissance des corps. C’est le sens de l’analyse de la perception du morceau de cire. C’est en analysant la croyance en l’existence des choses extérieures, c’est-à-dire en analysant la percpetion que je vais m’apercevoir que la percpetion est en fait réglée par l’entendement, l’esprit.

« Commençons par la considération des choses les plus...
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