Economie publique

Pages: 30 (7398 mots) Publié le: 12 novembre 2012
Chapitre 3


Les défaillances du marché.

I. Les biens collectifs et le cas des services publics.

Biens collectifs : on peut les consommer simultanément, il n’y a pas d’effet de gêne sur les autres.
Samuelson : 2 éléments important pour définir un bien collectif :

• Bien accessible à tous (critère de non exclusion).

• La consommation d’un individu n’entraine pas unemoindre disponibilité pour les autres (la non rivalité).

Les deux aspects sont fondamentaux et, créateur d’inefficience sur le marché. La non exclusion est le fait qu’il n’y a pas d’incitation à produire le bien (comportement du passager clandestin). La non rivalité est un rationnement sous optimal des consommateurs (on ne produit pas en quantité suffisante).

1. La non exclusion.Il est impossible d’exclure un utilisateur de l’usage du bien même si cet utilisateur ne contribue pas au financement du bien (l’éclairage public).
Notion rapportée à un territoire, un espace délimité. Ce critère est évolutif dans le temps, parfois on peut transformer un bien et faire en sorte que le critère de non exclusion devienne exclusif.
Face a un bien collectif,l’entrepreneur n’a aucun moyen de priver les agents de l’accès aux biens même s’ils ne payent pas. Les consommateurs n’ont aucun intérêt à payer car rien ne les y obligent.
Conséquence : aucun entrepreneur ne voudra produire ce bien car il engagera des coûts de production, et personne ne payera ce bien ( fraude : passager clandestin : FREE RIDING. Comportement opportuniste. L’objectif : profiter de laconsommation du bien en le payant le moins possible voir pas du tout.
Théorie des jeux : on considère un agent A utilisateur potentiel du bien. Cet agent à le choix entre contribuer au financement du bien ou de ne pas contribuer au financement du bien.


| |Contribuer |Ne pas contribuer |
|contribuer|2-1=1 |0-1=-1 |
|Ne pas contribuer |2-0=2 |0-0=0 |




Décision de A




On suppose que A contribue et que les autres aussi : le bien sera produit, le gain pour A sera de 2-1=1.
Si A contribue seul : le bien ne sera pas offert, le gainpour A sera de 0-1=-1
Si A ne contribue pas et que les autres oui, le bien sera offert, l’utilité sera de 2-0=2.
Si A ne contribue pas et que les autres non plus, le gain sera de 0-0=0.
La solution qui parait être la meilleure est quand A ne contribue pas et que les autres contribuent. Ce comportement vaut pour A mais aussi pour chaque individu pris séparément.

Que peut-on alors faire ?Faire financer cette production par des fonds publics : l’impôt, pour allouer efficacement les ressources. Comment déterminer la quantité optimale à produire ? En évaluant les coûts ( révélateur de préférences. Quelle est la valeur que les agents attribuent aux biens ? L’indicateur est donc le prix. Un individu qui apprécie beaucoup un bien est prêt à y mettre le prix.

Difficulté de l’étatà faire révéler les préférences. Exemple : construire un pont sur une rivière. Est-ce que cela vaut la peine que l’état finance ce projet ? Les autorités publiques ont interrogé les gens. On a observé un phénomène de manipulation stratégique de l’information. Les individus vont trichés. Ils révèlent ce qu’ils pensent être le mieux pour eux et pas pour l’intérêt général. Les autorités publiquesont alors réalisé 2 enquêtes :

• Enquête non-anonyme : la personne sait qu’elle devra payer à la hauteur de sa préférence si le pont est construit. L’intérêt pour les gens est de sous évaluer son utilité, sa préférence. Le risque est que l’Etat choisit de ne pas construire le pont car les coûts seront supérieurs. Situation sous optimale.
• Enquête anonyme : on promet aux gens que...
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