Emile durkheim : de la solidarité mécanique à la solidarité organique

Pages: 7 (1696 mots) Publié le: 20 avril 2011
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LA PENSEE CHINOISE

DE L’ART DE SE JOUER DES CONTRAIRES
MICHEL ROUX
rouxmi@club-internet.fr

« Le Prince doit édicter à ses sujets les principes de la vie sociale et de la morale, les règles de la conduite et de l’appréciation des choses ; (...) ses sujets se transforment sous l’influence de sa politique ». « Vouloir gouverner ainsi, c’est comme vouloir creuser un canal dans la mer etfaire porter une montagne par une souris. » Tchouang-Tseu

Tous les systèmes de pensée – théories et croyances religieuses – cherchent peu ou prou à proposer une vision unifiée du monde. En Occident, cette aspiration à l’unité a souvent conduit à accréditer l’idée que pour qu’un système soit cohérent et soudé, ses parties constitutives devaient posséder le même langage (la raison), la mêmepromesse eschatologique (Un même Dieu et une même vie éternelle via la juste observance…) ou encore toutes la même finalité (tous unis derrière la même bannière). D’où cette posture intellectuelle qui consiste à chercher LA vérité et prouver aux yeux de tous qu’elle seule est viable… (CF le discours politique, le management modélisant, etc.). [Les sciences de la complexité, qui émergent progressivementdans le monde scientifique occidental, ont opté pour une posture radicalement différente qui n’est pas sans analogie avec la pensée traditionnelle chinoise.]  Dans le monde asiatique, sous l’influence de la Pensée Chinoise, l’aspiration à l’unité se fonde sur un postulat radicalement différent : l’unité du système dépend de sa capacité à intégrer des parties constitutives, différentes et souventchangeantes. Ce que les Chinois de la Tradition appelle l’harmonie est l’adoption d’une stratégie qui permette de reconnaître les identités des uns et des autres, leur logique pour les tresser, tout en sachant que tout tressage n’a qu’une valeur temporaire, qu’il faudra détresser, pour tresser à nouveau en fonction des circonstances changeantes de la vie. Exemple 1 : Le Yin et le Yang qui ne sontpas deux catégories opposées comme les livres occidentaux ont tendance à nous le faire croire, mais deux aspects d’une même réalité. Les idéogrammes représentent une colline au soleil (yang) et la même colline sous la pluie (Yin). Une autre image nous suggère que le Yin est comparable a un bol de riz, qui chauffé par la flamme yang, dégage une vapeur yang, qui se condense en gouttelettes yin.Toute réalité poussée à son extrême se transforme en ce qui peut apparaître son opposé et qui à son tour se transformera… Le jour le plus long est le signal de la remontée de la nuit, le 21 juin donne le signal du retour très progressif de l’hiver. Exemple 2 – Pour les Chinois de la Tradition il n’y a pas UN Dieu fondateur. Le monde est une coconstruction. Ils nous disent qu’il y eut d’abord laTerre, puis le Ciel, et entre les deux, dans le vide qui les séparait, l’homme qui, en reliant Terre et Ciel, amorça la vie : Un, Deux, Trois, Dix mille ! En résumé, la Pensée Chinoise considère les différences, non pas comme des contraires entre lesquelles il faut choisir, mais comme des forces de co-engendrement qu’il faut relier et harmoniser.

2  De ces considérations, découlent un certainnombre de points :

 La culture du paradoxe, du lien et de la relativité des Chinois de la Tradition. En effet, ce que nous, Occidentaux, appelons un paradoxe, c’est la cohabitation de deux logiques apparemment antinomiques. Notre propension à développer une intelligence de la preuve pour élire LA vérité nous déconcerte chaque fois que ces deux logiques semblent fondées (Le Tiers exclu). Alors quedans la logique chinoise où les différences coopèrent pour se co-engendrer, il n’y a aucune contradiction. Développer une logique renforcera l’autre. Si voulez « changer », oubliez le changement et travaillez votre sédentarité et vos racines (Yin) le mouvement viendra de lui-même (yang) et réciproquement. Ce principe de co-construction, de co-engendrement des contraires se retrouve dans les arts...
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