Emille nelligan

796 mots 4 pages
« Prélude triste » est un poème écrit par Émile Nelligan avant d’être interné dans des institutions psychiatriques pour le restant de sa vie. Ce poème s’inscrit dans la continuité des poètes symbolistes français du 19e siècle tels que Baudelaire et Verlaine et fait partie de l’École de littérature de Montréal. Dans ce sonnet, l’auteur peint son mal-être profond et son enfance heureuse.

En premier lieu, Émile Nelligan dépeint dans son poème sa tristesse. D'abord par utilisation des phrases exclamatives pour monter sa mélancolie: «Maintenant oh ! combien je suis mélancolique / Et combien les ennuis m’ont fait des joujoux noirs ! »(v. 5-6). D’autant plus que cet extrait est ponctué par l’utilisation de l’interjection « oh ! » et des déterminants exclamatifs « combien » pour mettre en relief avec plus de profondeur et de douleur sa tristesse.

Puis, le narrateur divise sa vie en deux, soit le soir pour les moments de solitude, de tristesse et de mélancolie et le jour pour les autres sentiments moins sombres. Ainsi, avec la présence d’antithèse des mots « jour » et « soir » dans le septième et le huitième vers : «Je m’en vais sans personne et j’erre dans les soirs / Et les jours, on m’a dit : Va. Je vais sans réplique. » l’auteur rapproche deux termes extrêmes (soir et jour) qui opposent par les sentiments et il leur donne un sens commun puisqu'il vit dans la mélancolie, qui est témoignée avec plus de puissance avec l’emploi du verbe errer, et il ne voit plus la lumière. Car soit il est noyé par la tristesse ou soit il est ridiculisé ou est marginalisé par les gens. Ce rapprochement est aussi décrit avec l’antithèse des mots « jour » et « noir » dans son poème « La romance du vin » ou il écrit : « Sur le jour expirant je n’ai donc pas pleuré / Moi qui marche à tâtons dans ma jeunesse noire ! »(v. 28-29)
En dernier, il compare le monde à un linceul dans la phrase dans le dixième vers. Cette comparaison donne à sa mélancolie une image saisissante et elle permet

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