Emprunt obligataire du cameroun

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L’emprunt obligataire : un outil d’espérance qui peut être dangereux

Le Cameroun a réussi à lever entre le 6 et le 21 Décembre 2010, la rondelette somme de 200 Milliards de Francs CFA par le biais d’un emprunt obligataire intitulé « CMR 10-15 ». Cet évènement qui constitue une première, suscite fierté et espérance. Aujourd’hui que les lampions du comice agro-pastorale d’Ebolowa se sont éteints, il nous a aussi semblé utile d’interroger les faits et de nous projeter pour nous assurer que cet évènement est véritablement un acte d’espérance.
L’emprunt obligataire est en effet un prêt octroyé par des institutionnels ou des personnes physiques à l’Etat camerounais contre du « papier » ou obligation du trésor. Ce prêt s’élève à 200 Milliards Francs CFA remboursable sur 5 ans avec un différé d’un an. l’Etat du Cameroun aura à rembourser dès la deuxième année, la somme de 72,4 Milliards de Francs CFA. Comme il est difficilement concevable que ce remboursement se fasse avec les fonds mobilisés, on peut raisonablement penser que le gros du besoin d’utilisation sera concentré en 2011. L’on est fondé de s’interroger pour savoir si cet emprunt qui coûte quasiment un milliard de FCFA par mois au contribuable sera véritablement consommé dans un délai acceptable pour les projets auquel il est destiné.
Les enjeux de l’emprunt obligataire « CMR 10-15 »
Le premier emprunt obligataire effectué par l’Etat du Cameroun charrie incontestablement de nombreux enjeux et nous allons nous essayer à faire le tour de quelques uns d’entre eux :
• L’enjeu de l’espérance et du développement ;
• L’enjeu de l’ambition d’un saut qualitatif dans le futur ;
• L’enjeu d’une réforme de la manière de faire la Politique pour ajuster nos pratiques aux ambitions du DSCE ;
• L’enjeu de la nécessité de refonder une nouvelle citoyenneté camerounaise moderne bâti autour de l’histoire d’un territoire mondialisé, d’une diaspora métissée et pluriel et d’une interprétation intelligente et civilisée de

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