Epictète

1418 mots 6 pages
Dans ce texte d'Epictète, il réfute l'idée selon laquelle on commettrait le mal intentionnellement. Il veut faire voir aux autres hommes, qu'il est mal d'accuser quelqu'un d'avoir perdu son libre arbitre, sa volonté et qui va donc forcément le faire commettre le mal. Dans un premier temps, Epictète expose la théorie selon laquelle on ne commettrait le mal que par aveuglement et qu'il n'est donc point punissable. Il exprime ensuite l'idée de volonté perdue qui serait responsable de cet aveuglement pour enfin terminer par l'attitude de sagesse à adopter face à quelqu'un dans cette situation de non-voyance.

Afin de mettre en lumière l'intérêt philosophique de ce texte, nous allons suivre les étapes de l'argumentation de l'auteur.

Montrons tout d'abord comment Epictète réagit devant les paroles de cet interlocuteur peu averti qui tout de suite, lance des propos sans vraiment tenir compte de la valeur qu'ils ont pour le philosophe. D'après l'interlocuteur, s'exclamant de tout fait, le coupable devrait être châtié pour son crime qui, selon ses dires, doit être vraiment inexcusable.
En revanche, Epictète calme tout de suite son auditeur, pour introduire l'explication qu'il va essayer de lui donner. Ce « voleur » ne serait qu'un homme dans l'erreur, c'est-à-dire un homme aveuglé par ses affects qui ne lui permettraient pas de juger et de distinguer le bon du mal. Lorsque le philosophe parle des « sujets importants » il doit très certainement parler des sujets qui concernent la vie que l'on mène, comme le choix de philosopher pour conquérir l'ataraxie ou encore le choix de méditer afin de ne pas commettre d'actes qui nous laisseraient dans le regret.
L'auteur se justifie en montrant qu'il ne parle pas de la vue qui sert à distinguer les choix empiriques, c'est-à-dire qui sont perceptibles par nos sens, mais bien de la vue qui permet de distinguer le bien du mal. En effet, la vue qui distingue les choses perceptibles par nos sens est autre que celle qui nous

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