Epictete

297 mots 2 pages
Est libre l'homme qui ne rencontre pas d'obstacles et qui a tout à sa disposition comme il veut. L'homme qui peut être arrêté, contraint, entravé ou jeté malgré lui dans quelque entreprise est un esclave. Mais quel est celui qui ne rencontre pas d'obstacles ? C'est celui qui ne désire rien qui lui soit étranger. Et qu'est-ce qui nous est étranger ? C'est ce qu'il ne dépend pas de nous d'avoir ou de ne pas avoir, ni d'avoir avec telle qualité dans telles conditions. Ainsi le corps nous est-il étranger, étrangères ses parties, étrangère notre fortune ; si tu t'attaches à l'une de ces choses comme à ton bien propre, tu subiras le châtiment que mérite celui qui convoite des choses étrangères. Telle est la route qui conduit à la liberté, le seul moyen de nous affranchir de l'esclavage. Epictète Ce texte est essentiel à la compréhension de la liberté chez Épictète. Celui-ci donne de la liberté une définition qui peut sembler de prime abord de nature juridique : la liberté est en effet conçue comme absence d'entrave. Cette définition ne se restreint cependant pas à la liberté juridique, puisque par la liberté nous nous délivrons de tout désir de ce qui nous est étranger. De cette définition négative ressort ainsi une définition positive de la liberté qui fonde celle-ci dans notre être même. Être libre, c'est vouloir ce qui nous appartient vraiment, c'est vouloir être ce que nous sommes vraiment : de là découle une conception de la liberté comme autonomie, comme refus de ce qui nous affecte passivement, du pathologique comme le dira plus tard Kant, dont il peut être intéressant de comparer les positions avec celles

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