Est-on libre quand on agit mal ?

Pages: 5 (1049 mots) Publié le: 14 mars 2011
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Est-on libre quand on agit mal ?
Analyse du sujet :
* La notion de mal réfère à la morale et le premier piège à éviter est celui du relativisme : les valeurs morales seraient propres à chacun et le mal n’existerait donc pas objectivement. Hitler ne pensait-il pas faire le bien en programmant l’extermination des juifs ? Evidemment du côté desvictimes l’appréciation était fort différente. Si on adopte ce point de vue (inconséquent par ailleurs) on s’interdit de traiter le sujet puisque personne n’agit vraiment mal de son propre point de vue. Il faut donc donner au mal une signification objective : l’accomplissement d’une action qui porte préjudice à autrui, qui cause un dommage ou une souffrance (on peut aussi se faire du mal, maisla définition reste la même).
* La question apparait alors ambigüe : l’accomplissement du mal suppose-t-il un sujet libre ou bien la liberté se réalise-t-elle par le mal (transgression des valeurs morales) ? Dans la première interprétation, le problème posé est celui de la responsabilité : si j’agis mal sous la contrainte, ou dans l’ignorance, peut-on encore parler d’accomplissement du mal ?Dans la 2ème, il s’agit plutôt de savoir si le meilleur moyen pour affirmer sa liberté, ce n’est pas de choisir le mal parce que ce choix exprime une libération par rapport aux obligations imposées par la morale.
* Du même coup, l’enjeu est double : si « nul n’est méchant volontairement », il n’y a jamais de coupable ! Et si le mal est la voie de la liberté, cela signifie-t-il quel’accomplissement du bien est une action servile ?
Problématique (introduction)
Un principe fondamental du droit pénal consiste à ne condamner que les actes dont les hommes se sont rendus responsables, c’est-à dire qu’ils ont accompli délibérément. De même, la réprobation morale ne s’exprime que face à des actions intentionnellement mauvaises. Autrement dit un homme n’agit mal que lorsqu’il a fait le choix decette action, donc lorsqu’il use de son libre arbitre et qu’il aurait pu agir autrement (contingence de la situation). Mais choisit – on délibérément le mal ? Subjectivement, ne cherchons-nous pas toujours le bien ou du moins ce qui nous semble le bien pour nous ? N’est-ce pas plutôt l’ignorance du vrai bien qui nous pousse a mal agir ? Bien plus, le libre arbitre n’est-il pas une illusion ? Maisdans ce cas qui est responsable de quoi ? Il faut sûrement pour éviter cette impasse, distinguer le plan de l’explication de l’action de celui de l’imputation (voir Kant et la ≠ entre caractère empirique et caractère intelligible). Reste à savoir si l’homme qui agit mal n’affirme pas par là sa liberté. Qui est libre : celui qui s’oblige à respecter les commandements moraux ou celui qui lestransgresse ?

Plan
I- Nul n’est méchant volontairement ?
* La réalité objective du mal : toute atteinte à la dignité de la personne humaine (par extension toute atteinte à la dignité de la vie). Voir l’impératif catégorique de Kant.
* Celui qui agit mal n’est-il pas contraint par son ignorance ? Voir Platon : le tyran est d’abord celui agit mal parce qu’il est dans l’ignorance du vraibien dans le domaine politique. C’est la raison pour laquelle « l’ignorance est le pire des maux ».
* Bien plus si l’on admet que nos actes sont déterminés par de multiples causes et antécédents que nous ne maîtrisons pas, la mauvaise action est souvent provoquée par ces forces cachées (inconscientes) et l’action libre (au sens du libre arbitre) n’aurait qu’une apparence de liberté. Hitler estdevenu le plus grand génocidaire de l’histoire parce qu’il a accumulé les frustrations les plus diverses dans sa jeunesse (Voir Eric Emmanuel Schmidt, la part de l’autre)
Transition : Si le mal est une action contrainte, la notion de responsabilité s’effondre, et avec elle la morale et le droit…
II- Expliquer et imputer
* Les 2 caractères (empirique et intelligible)
* La liberté...
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