« Etre méchant, ce n’est pas seulement faire le mal, c’est aussi le vouloir. et ce n’est pas seulement le vouloir, c’est le vouloir en toute connaissance de cause » andré comte sponville

3369 mots 14 pages
« Etre méchant, ce n’est pas seulement faire le mal, c’est aussi le vouloir. Et ce n’est pas seulement le vouloir, c’est le vouloir en toute connaissance de cause »
André Comte Sponville

L’Homme est libre, et c’est précisément cette liberté d’action qui lui permet de faire le mal. Et s’il est libre, il peut choisir de faire le bien ou le mal, quelles qu’en soient ses motivations et ses manières. Alain a écrit « penser le mal, c’est penser mal », il envisage par conséquent une volonté possible du mal, confirmant ce choix du mal. Thérèse de Jean Giono dans les Ames Fortes, certains grands criminels de guerre et autres acteurs du mal ont choisi, voulu, décidé de faire ce mal.
Faire le mal est, selon le point de vue de Kant dans Essais, une transgression des lois morales. Et si l’on parle de transgression d’interdits, une détermination d’aller contre ces lois est sous-jacente, soit encore une volonté du mal. André Comte Sponville partage cette idée de volonté du mal puisqu’il affirme : « Etre méchant, ce n’est pas seulement faire le mal, c’est aussi le vouloir. Et ce n’est pas seulement le vouloir, c’est le vouloir en toute connaissance de cause ». La réflexion de ce philosophe rationaliste montre que l’on peut nuire à autrui tout en sachant pertinemment le mal que l’on fait. Il révèle la finalité du mal en soi, vouloir le mal pour le mal. De plus, il montre aussi que vouloir le mal conduit à le faire.
Mais néanmoins, considérant cette finalité du mal pour le mal, on estime alors que l’Homme est profondément méchant dans sa nature. Il est indéniable que l’Homme fait le mal, pourtant ; dans quelles limites peut-on considérer qu’une intention mauvaise est à la racine du mal ?
Il faudra tout d’abord considérer que l’action mauvaise s’ancre dans la volonté de chacun. Ensuite, nous étudierons dans quelles mesures on peut penser que l’Homme est capable de souhaiter le mal ; et enfin, nous examinerons l’impact de Dieu et de la conscience de chacun tendant à

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