Fablier

Pages: 5 (1178 mots) Publié le: 5 janvier 2011
La montagne qui accouche :

Une montagne en mal d'enfant
Jetait une clameur si haute
Que chacun, au bruit accourant,
Crut qu'elle accoucherait sans faute
D'une cité plus grosse que Paris.
Elle accoucha d'une souris.

Quand je songe à cette fable,
Dont le récit est menteur
Et le sens est véritable,
Je me figure un auteur
Qui dit : «Je chanterai la guerre
Que firent lesTitans au maître du tonnerre.»
Il est facile de faire des promesses, encore faut-il qu’elles soient tenues.

Parole de Socrate :

Socrate un jour faisant bâtir,
Chacun censurait son ouvrage:
L'un trouvait les dedans, pour ne lui point mentir,
Indignes d'un tel personnage;
L'autre blâmait la face , et tous étaient d'avis
Que les appartements   en étaient trop petits.
Quelle maisonpour lui! L'on y tournait à peine :
«Plût au ciel que de vrais amis,
Telle qu'elle est, dit-il, elle pût être pleine! »

Le bon Socrate avait raison
De trouver pour ceux-là trop grande sa maison.
L’amitié est commune de tous, cependant l’affection qui nous lie à une personne n’est pas toujours réciproque.

Le Laboureur et ses enfants :
Le travail n’apporte pas seulement une richessematériel.

Un riche laboureur, sentant sa mort prochaine,
Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.
«Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l'héritage
Que nous ont laissé nos parents :
Un trésor est caché dedans.
Je ne sais pas l'endroit; mais un peu de courage
Vous le fera trouver : vous en viendrez à bout.
Remuez votre champ dès qu'on aura fait l'oût :
Creusez, fouillez, bêchez;ne laissez nulle place
Où la main ne passe et repasse.»
Le père mort, les fils vous retournent le champ,
Deçà, delà, partout : si bien qu'au bout de l'an
Il en rapporta davantage.
D'argent, point de caché. Mais le père fut sage
De leur montrer, avant sa mort,
Que le travail est un trésor.

Le Singe :
Il est un Singe dans Paris
A qui l'on avait donné femme.
Singe en effetd'aucuns maris,
Il la battait : la pauvre Dame
En a tant soupiré qu'enfin elle n'est plus.
Leur fils se plaint d'étrange sorte,
Il éclate en cris superflus :
Le père en rit ;
sa femme est morte.
Il a déjà d'autres amours
Que l'on croit qu'il battra toujours.
Il hante la taverne et souvent il s'enivre.
La responsabilité des gestes de chacun est détenue par une personne senséemontrer l’exemple.

La Poule aux œufs d’or :
La cupidité conduit à la perte.
Je ne veux, pour le  témoigner,
Que celui dont la poule, à ce que dit la fable,
Pondait tous les jours un œuf d'or.
Il crut que dans son corps elle avait un trésor :
Il la tua, l'ouvrit, et la trouva semblable
A celles dont les œufs ne lui rapportaient rien,
S'étant lui-même ôté le plus beau de son bien.
Belleleçon pour les gens chiches !
Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus,
Qui du soir au matin sont pauvres devenus,
Pour vouloir trop tôt être riches !

L’Ane portant des reliques :
Un baudet chargé de reliques
S'imagina qu'on l'adorait :
Dans ce penser il se carrait,
Recevant comme siens l'encens et les cantiques.
Quelqu'un vit l'erreur, et lui dit :
«Maître baudet,ôtez-vous de l'esprit
Une vanité si folle.
Ce n'est pas vous, c'est l'idole,
A qui cet honneur se rend,
Et que la gloire en est due.»

D'une personne incompétente,
C’est de son statut auquel on se fie.

Le Renard et le buste :
Le charisme d’une personne permet son adoration,
Bien qu’elle n’en ait pas le mérite.
L'âne n'en sait juger que par ce qu'il en voit:
Le renard, au contraire, àfond les examine,
Les tourne de tout sens; et, quand il s'aperçoit
Que leur fait n'est que bonne mine,
Il leur applique un mot qu'un buste de héros
Lui fit dire fort à propos.
C'était un buste creux, et plus grand que nature.
Le renard, en louant l'effort de la sculpture:
«Belle tête, dit-il, mais de cervelle point.»

La Cour du Lion :
Sa Majesté lionne un jour voulut connaître...
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