Faut il craindre l'autre

671 mots 3 pages
Les âmes fortes, Jean Giono

Autrui est-il à craindre ?
Introduction
Les âmes fortes, œuvre écrite en 1949 s’inspire d’un aphorisme de Vauvenargues qui définit l’âme forte comme « dominée par quelque passion altière et courageuse à laquelle toutes les autres, quoique vives, sont subordonnées. » Autrui est-il à craindre ? Cette question suggère qu’il est possible d’envisager par la pensée que quelqu’un peut être nuisible et qu’il faut donc se méfier de l’autre. Dans cette œuvre, les personnages jouent les hypocrites pour éviter de susciter la crainte chez l’autre, mais leur vrai caractère finit par ressortir au bout d’un certain temps et fait donc monter la peur. On peut donc se demander comment les personnages arrivent à cacher leur jeu et à quels moments se dévoilent-ils ? Nous verrons donc dans un premier temps le fait que certains personnages jouent un rôle et dans un second temps leur vrai nature qui fait d’eux des bêtes à craindre.
I° L’hypocrisie de chacun a) Firmin
Firmin a l’esprit pratique ; il se montre débrouillard pour trouver des solutions aux difficultés inopinées, il est secret, ne dévoile que ce qui est nécessaire, n’associe nullement Thérèse à ses entreprises, la met devant le fait accompli. En tout cas, très vite, il pousse la jeune femme à se méfier. Ce qui anime Firmin, c’est l’avidité et la peur du « trimard », c’est-à-dire l’errance des misérables. Le moteur de Firmin est de parvenir à l’aisance pour obtenir une reconnaissance sociale. Il aime à paraître ridicule pour mieux endormir ses adversaires. Il sait amener immanquablement les gens là où il veut. Il choisit soigneusement ses victimes qu’il suce comme une « tique ». (p. 135), donc Firmin laisse paraitre une nature inoffensive pour les autres. Si Firmin a une intelligence pratique développée, il ne se montre pas fin psychologue. Il se révèle incapable de comprendre Thérèse, qu’il croit « bête » (p. 198). Il ment, dissimule, s’attribue des faits d’armes imaginaires.

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