Festival de gérardmer 2012

862 mots 4 pages
Cette année, ils ont eu chaud. Sans l’aide exceptionnelle de la région lorraine et du ministère français de la Culture, le festival fantastique de Gérardmer qui hante les Vosges depuis dix-huit ans aurait disparu corps et biens. Cela aurait été un mauvais signe pour la décentralisation culturelle au moment où Paris lance son PIFF (Paris International Film Festival) et nous aurait surtout privés d’une dix-neuvième édition qui fut l’une des plus cohérentes et équilibrées depuis la création du festival.
Comme il fallait s’y attendre, les Mayas et leur prédiction sur la fin du Monde ont donné une nouvelle vigueur aux films apocalyptiques qui n’ont jamais été absents des radars. Comme il n’est pas donné à tous de bénéficier des budgets et de l’expertise de Roland Emmerich en matière de destructions spectaculaires, les cinéastes se sont d’avantage intéressés aux questions existentielles pré et post-apocalyptiques.
Commençons par le chef d’œuvre : Perfect Sense, présenté hors-compétition, de David Mc Kenzie, magnifiquement interprété par Ewan Mc Gregor et Eva Green, qui nous livre une chronique pleine de retenue sur les derniers jours de la fin du monde tel que nous le connaissons.
Une vague d’épidémie s’abat sur l’espèce humaine et lui enlève progressivement les sens de l’odorat, du goût et de l’audition. En attendant d’être privés peut-être de la vue et du toucher, deux êtres peu doués pour exprimer leurs sentiments apprennent à communiquer l’essentiel.
Ecrit avec subtilité par le danois Kim Fupz Aakeson, déjà brillant scénariste de Soap et d’Un chic type, cette chronique de la fin du monde annoncée se révèle être une ode paradoxale à l’espoir, à l’amour et à cette capacité de résilience qui fait le meilleur de notre espèce. Le plan final, d’une rare intensité dans son économie nous plonge dans les sentiments les plus opposés entre l’abattement et l’espérance.
Dans un style plus proche de la série B, le très efficace The Day de Douglas Aarniokoski, nous montre un

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