Grand corps malade

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Le slam, un genre renouant avec une geste d’éloquence
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Il suffit de se donner la peine pour découvrir que rien ne surgit du hasard et que souvent ce que nous prenons pour des nouveautés et des innovations s’inscrivent dans une lignée et ne sont en fait que l’aboutissement d’un long processus intellectuel, technique ou autres.
Ce qui est vrai pour l’histoire des techniques, l’est aussi pour la musique. Prenons le slam, aujourd’hui on s’extasie sur ce genre qui tend à occuper une place de plus en plus grande sur la scène médiatique, on voit des personnes forts peu talentueuses s'y adonner avec un certain succès. Il ne s’agit pas de porter la critique à l’encontre de tel slammeur à la voix monocorde et au texte n’ayant aucune consistance, mais de s’interroger sur l’origine d’un courant musical.
Le terme slam de l’argot américain signifiant claquer, écraser, il recouvre plus acception. Il s’agit e, fait de poésie orale et publique, remarquons que cela se faisait déjà dans la Grèce antique et sûrement dans l’Egypte tout aussi antique.
Il est commun de lire que le slam serait né d’une volonté de rompre avec le hip-hop dans les années 80. Un certain Marc Smith dans une boite de jazz de la ville de Chicago proposa au public un jeu de poésie, un échange poétique entre le déclamateur et le public.
Cet exercice poétique (poésie vivante visant à émouvoir susciter une émotion) progressivement se codifie, puis essaime vers d’autres ville dont New York et se propage finalement dans le monde entier dans les années 90 et sera adopté par d’autres poètes de rue, qui liront, réciteront ou improviseront leurs textes.
Il n’y a pas de formalisme, mais un instant, une poésie qui peut être versifiée, rimée, métrée ou libre, c’est un « spoken word » même si en France, il subit une volonté d’enferment, le slam vise à décodifier les règles poétiques, casser les codes de la poésie classique.
Dans les années 60’s et 70’s (Gil Scott-Heron, Last Poets, etc…), cette

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