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18244 mots 73 pages
TEXTES

ILLUSTRANT

LA METHODOLOGIE J usqu’à présent, la télévision, la radio, les journaux se sont contentés de nous définir la télématique comme le « mariage de la télévision, de l’ordinateur et du téléphone. » On nous explique le fonctionnement et on nous chante les louanges de cette merveilleuse invention. Quelle joie d’être en mesure de se renseigner sur les horaires des trains, réserver ses places de théâtre, obtenir le numéro d’un abonné, passer ses commandes auprès des magasins de vente par correspondance, sans avoir à se déplacer, en évitant les lignes encombrées et les mille et une tracasseries inutiles de la vie quotidienne ! Quel gain de temps ! Que dire encore du télécopieur, autre application de la télématique, qui permettra aux usagers la transmission de lettres ou autres documents au prix d’une communication téléphonique sans l’intermédiaire de la boîte aux lettres ? Bien sûr, on évoque les suppressions d’emplois et les restructurations, mais on ne pose pas la question fondamentale, celle de l’homme. La finalité du progrès n’est-elle pas, ou ne devrait-elle pas être, le plus grand bonheur, ou, pour être plus modeste, le plus grand bien-être de l’homme ? Mariage de l’ordinateur, du téléphone et de la télévision, nous dit-on. L’ordinateur, s’il facilite et accélère la recherche des informations, a indexé, fiché, numéroté l’individu, a, somme toute, restreint la liberté individuelle par la centralisation à laquelle il aboutit, en resserrant autour de chacun les mailles d’un filet au travers desquelles il ne peut même plus se faufiler. Le téléphone, en rendant la communication facile et rapide, l’a, simultanément, rendue superficielle. La télévision, en pénétrant dans les foyers, uniformise les loisirs, standardise la pensée, transforme l’individu en récepteur passif et tue l’échange. Le mariage dont nous parlions sera-t-il heureux ? Il est permis d’en douter. La télématique ne va contribuer qu’à isoler un peu plus

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